Les aventures d’une famille en voilier

Une devinette: qu’est ce qu’on mange?
22 février, 2015, 16:33
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A l’autre bout du monde, on comprend très vite qu’il faut revoir ses habitudes alimentaires… Adieu donc le steak-frites-salades. Quoiqu’on a pu constater que tout reste possible, si on y met le prix. Mais on ne voyage pas pour manger comme chez soi…

En gros donc, qu’est ce qu’on mange?  Du local. C’est à dire beaucoup de fruits et de légumes.  Des « trucs » qu’on achète dans les marchés locaux et qu’on ne connaît pas toujours (des dachines ou du yam, par exemple) . Et  il faut parfois demander comment « ça » se prépare. A notre grande surprise, des locaux au marché nous ont déjà purement et simplement donné de ces légumes inconnus, juste pour qu’on teste.

Et puis il y a  les classiques que sont les christophines, salades, tomates, concombres (bien plus petits que chez nous), papayes, etc. Mais comme il s’agit de production locale, ça ne coûte rien, ou presque.

Pour les fruits, les Antilles sont un véritable trésor: ananas, bananes, goyave, fruits de la passion, pamplemousse, citron, mangues, caramboles, noix de coco, pomme cannelle constituent le quotidien. Et pour certains, il suffit de se servir sur les arbres. Les manguiers par exemple pullulent… Et enfin, cerise sur le gâteau: tout est exempt d’engrais, pesticides et autres joyeusetés susceptibles de vous torpiller la santé sur le long terme…  On trouve aussi, dans la nature,  du gingembre, de la cannelle, du café, du cacao et d’autres épices dont on a même oublié le nom.

Au détour d'un chemin : un ananas...

Au détour d’un chemin : un ananas…

 

Un arbre croulant sous les pamplemousses

Un arbre croulant sous les pamplemousses

 

Rhaaa, des fruits de la passion...

Rhaaa, des fruits de la passion…

De la cannelle, en veux tu en voilà.

De la cannelle, en veux tu en voilà.

Notre stock de bananes sur Pile Poil

Notre stock de bananes sur Pile Poil

Les citrons ont une autre tête que chez nous.  Mais nom de dieu, ils sont bons...

Les citrons ont une autre tête que chez nous. Mais nom de dieu, ils sont bons…

Et la viande ? On oublie le boeuf… Rare et cher. Ici, c’est surtout le poisson et le poulet, suivis du porc,  qui ont les faveurs.  Pour le poisson (du tout petit au tout gros), il n’y a qu’à se servir ou aller au marché des pêcheurs le matin tandis que le poulet se vend pour trois fois rien. Le poulet boucané sauce locale, par exemple, est un véritable délice. Quant au cochon, il est le plus souvent vendu congelé.

Le pain, en revanche, est comment dire … spécial (excepté dans les Antilles françaises). Tout petit, tout rikiki, il évoque surtout un croissant de grande forme. Un jour trop cuit, un jour trop vieux, un jour pas assez cuit… Du coup, Ragda en fait de temps en temps elle même sur le bateau pour se souvenir de ce qu’est réellement un pain.

Voilà deux pains normaux, comme ils sont vendus ici... La qualité est, heu, franchement variable

Voilà deux pains normaux, une trentaine de centimètres de long, tels qu’ils sont vendus ici… La qualité est, heu, franchement variable…

Quoiqu’il  en soit, on n’a sans aucun doute jamais mangé aussi sainement. Mais parfois,  on n’aurait tout de même rien contre un petit moules/frites…

Quant aux boissons, elles se limitent à l’eau, la bière locale, l’incontournable rhum préparé à toutes les sauces et les jus de fruits (les vrais, pas les sodas…).  On laisse tomber le vin. On en trouve parfois du « pas trop mauvais », mais le plus souvent, il s’assimile à un fond de vinaigre qui a stagné dans le fond d’un fût au soleil.



Des rencontres, parfois insolites, à gogo
20 février, 2015, 3:30
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Lorsqu’on voyage « loin », que ce soit en voilier, en camion, en vélo, en roulotte, à pieds ou encore en kayak, on découvre des paysages formidables, des endroits magiques,  des animaux que l’on ne voit que dans les livres ou les documentaires à la « télé » et encore un tas d’autres trucs…  Mais ce sont surtout les rencontres qui constituent le véritable sel d’un périple. Rencontres avec les autres navigateurs des quatre coins de la planète (on a même rencontré un Liégeois, Fred) et, évidemment, les populations locales.

En voilier, les premiers « locaux » que l’on rencontre sont ceux qu’on appelle les « boat boys ». Il s’agit de locaux qui viennent à la rencontre des voiliers à leur arrivée ou durant leur séjour dans une baie et leur proposant une série de services, depuis la fourniture de fruits et légumes frais jusqu’au ramassage des poubelles en passant par des facilités pour rejoindre les douanes, entre autres.  Leur moyen de locomotion : une barque motorisée parfois richement colorée et ornée de drapeaux, mais ce peut aussi être une barque qui prend l’eau avec juste deux rames pas toujours identiques, voire même un antique kayak ou une planche à voile rafistolée et qui flotte uniquement par on ne sait quel miracle…

Christian, notre fournisseur attitré de fruits.  Principalement de bananes, pamplemousses et de citrons et parfois de mangues et de fruits de la passion... Un gars très simple, d'une gentillesse extrême  et bien du coin.

Christian, notre fournisseur attitré de fruits. Principalement de bananes, pamplemousses et de citrons et parfois de mangues et de fruits de la passion… Un gars très simple, d’une gentillesse extrême et bien du coin.

Bon d'accord, sa barque n'est pas la plus jolie. Et elle prend l'eau. N'empêche, Christian fait deux fois par jour un tour de trois heures à la rame avec ses quelques fruits qu'il vend aux quelques bateaux. Et il en vit. Et lui est heureux.

Bon d’accord, sa barque n’est pas la plus jolie. Et elle prend l’eau. N’empêche, Christian fait deux fois par jour un tour de trois heures à la rame avec ses quelques fruits qu’il vend aux quelques bateaux. Et il en vit. Et lui est heureux.

 

Bref, ces boat boys passent de bateau en bateau et proposent leur services.  Dans certaines îles très fréquentées où les bateaux sont bien plus nombreux, ils sont -il faut le dire – parfois très insistants et agressifs (personnellement, nous n’en n’avons jamais rencontré). Dans d’autres îles par contre, ils se font très discrets, ne sont jamais insistants et sont d’une extrême gentillesse. Bon, on a en a déjà vu arriver complètement shootés ou qui avaient un peu forcé sur le rhum. C’est simple: ils rigolent tout le temps et on ne comprend rien à ce qu’ils disent… Mais dès qu’ils approchent, c’est toujours un moment un peu privilégié car on cause de tout et de rien…   En Dominique, à Portsmouth, ils sont organisés en une association (la PAYS) qui est composée de guides patentés, qui peuvent offrir de larges  services aux navigateurs de passage.

Lui, on l'appelle Providence, du nom de son bateau. Son vrai nom, c'est Martin. Il fait partie de l'association PAYS (Portsmouth Asociation of Yacht Security), qui fait beaucoup pour faciliter la vie des navigateurs de passage. On peut dire que sont des professionnels, et ils font un travail remarquable.

Lui, on l’appelle Providence, du nom de son bateau. Son vrai nom, c’est Martin. Il fait partie de l’association PAYS (Portsmouth Asociation of Yacht Security), qui fait beaucoup pour faciliter la vie des navigateurs de passage. On peut dire que sont des professionnels, et ils font un travail remarquable.

Après les « boat boys », dès qu’on a mis le pied à terre et qu’on a réglé les formalités de douane et d’immigration, on rencontre une foule de gens du pays, pour autant qu’on accepte de s’ouvrir à eux. C’est rarement compliqué car les gens ici sont naturellement ouverts aux autres. Et là, c’est un pur bonheur. Ils expliquent (et n’hésitent pas à montrer) tout sur leur culture, leur musique, leur coutumes, leur alimentation, les plantes, les animaux, les manières de pêcher, l’architecture, l’histoire des îles , etc.  Les rencontres avec les locaux constituent les plus belles ouvertures sur le monde, c’est une certitude.

Un jour que nous nous étions perdus -et bien perdus- nous nous sommes arrêtés dans un village traversé par une route défoncée. Et c’est là qu’a surgi Mr Coipel -c’est son nom- , un gars qui nous indique le chemin à suivre pour retrouver notre route. Mais avant de repartir, ils nous offre des bananes de sa plantation et  quelques   »jellynut » (noix de coco à boire) qu’il ouvre à la machette. Comme ça. Et on commence à parler de tout et de rien. Du voyage, de sa plantation, des bananes qu’il exporte en Europe. Dan la foulée, apprenant qu’on cherche une bonne machette, il nous sort une tripotée de machettes différentes en nous expliquant la fonction de chacune et les manières de les aiguiser… Bref, on n’a pas regretté de s’être perdus..

Mr Coipel et sa machette très bien affûtée..

Mr Coipel et sa machette très bien affûtée..

Autre exemple de belle rencontre : toujours le même jour, on s’est à nouveau perdus (trois fois sur la journée, un record…) en recherchant une chute d’eau et une piscine naturelle nommé Chaudière Pool.  Ha ben sur la carte, elle était facile à voir. Dans la vraie vie, sur la route, c’était tout autre chose et c’était ambiance Daktari. Après avoir roulé dans la brousse, sur une piste pleine de trous longeant une falaise (pfiouuu), on s’est retrouvé devant un mur de végétation inextricable. C’est un exploitant de bananes, Alex, qui traînait là qui nous as conduit jusqu’à la piscine naturelle. Un peu exalté l’ami Alex. On n’a pas compris tout ce qu’il nous disait et il riait parfois tout seul avec des mimiques inimitables mais il nous a spontanément aidés nous guidant dans la brousse, à l’aller comme pour le retour. Allez, on a adoré…

Alex, fanatique de reggae et amoureux de son île, nous a bien guidés. Sans lui, ben, on chercherait toujours...

Alex, fanatique de reggae et amoureux de son île, nous a bien guidés. Sans lui, ben, on chercherait toujours…

C’est un peu un ONVI ici.  Igna de son nom, sait tout faire en matière de réparations de bateaux. Absolument tout. C’est d’ailleurs une référence ici. Il travaille seul, mais tout le monde, pros y compris, le consulte…. Nous étions donc heureux de le voir arriver sur Pile Poil après son escapade sur la plage, histoire d’estimer les dégâts même si on en avait déjà une bonne idée. Bref, ce jour là, Igna monte sur le bateau avec son matériel de plongée et ses outils de travail. Et là, stupeur, Igna n’a qu’une main…. Très discret sur le sujet, il bosse comme s’il avait deux mains. Il monte son matériel de plongée seul, plonge seul, manie le tournevis et la clé de 18 seul. Incroyable. Et après une bonne heure de boulot, il pose tranquillement son diagnostic. Tout juste.  Respect mon gars, et chapeau bas.

Igna, le monsieur "solution miracle" en matière de réparation de bateau. Un vrai.

Igna, le monsieur « solution miracle » en matière de réparation de bateau. Un vrai.



Quelques photos en vrac…
18 février, 2015, 20:04
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Une baie perdue sur la côte Atlantique de la Dominique

Une baie perdue sur la côte Atlantique de la Dominique

On croise parfois de gros voiliers, destinés aux croisières de luxe...
On croise parfois de gros voiliers, destinés aux croisières de luxe…

Un départ en voilier pour une navigation de nuit.

Un départ en voilier pour une navigation de nuit.

Non, ce n'est pas un coucher de soleil, mais bien un lever...

Non, ce n’est pas un coucher de soleil, mais bien un lever…

Une vue de la côte depuis l'intérieur de Pile Poil. On ne s'en plaint pas..

Une vue de la côte depuis l’intérieur de Pile Poil. On ne s’en plaint pas..

Les iguanes sont communs ici. On voit même des panneaux demandant aux automobilistes de ralentir par endroits pour ne pas les écraser...

Les iguanes sont communs ici. On voit même des panneaux demandant aux automobilistes de ralentir par endroits pour ne pas les écraser…

Tabea, quatre mois, se fait à la vie en bateau.  Ses nuits restent par contre un peu chahutées...

Tabea, quatre mois, se fait à la vie en bateau. Ses nuits restent par contre un peu chahutées…

Tous les soirs, c'est pareil, et on ne s'en lasse jamais...

Tous les soirs, c’est pareil, et on ne s’en lasse jamais…

Jan, 11 ans, aux commandes du navire...
Jan, 11 ans, aux commandes du navire…

 

Pour changer les couches, on fait avec les moyens du bord...

Pour changer les couches, on fait avec les moyens du bord…

 

Si, si, le parapluie est aussi indispensable  en Belgique que dans les Caraïbes...

Si, si, le parapluie est aussi indispensable en Belgique que dans les Caraïbes…

Et parfois, au milieu de la brousse...

Et parfois, au milieu de la brousse…

Une petite pose spontanée comme on les adore...

Une petite pose spontanée comme on les adore…

 



Deux drôles de poissons sous la coque…
16 février, 2015, 19:34
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C’est bien connu, la faune dans les eaux tropicales est très abondante, diversifiée et très colorée.  Ici, dans les eaux de Prince Rupert Bay, le sol -tout plat- est principalement composé de sable et d’herbes avec, parfois, un peu de corail. Ce qui n’empêche pas d’y rencontrer quelques bestioles.  Des raies en veux tu en voilà, des tortues, des poissons coffres, des serpents de mer  et un tas d’autres trucs… Parmi les ‘trucs », justement, Anja a découvert ce matin, juste sous notre coque , deux poissons un peu particuliers: des poissons chauve souris. Ben oui, ça existe… Ils étaient deux, d’une trentaine de centimètres de long, et se faisaient face, à 2,7 mètres de profondeur.  Assez difficile, selon les guides,  à observer (de loin, on aurait dit deux grosses pelures de bananes en décomposition), ce  poisson à l’alimentation éclectique , est assez « gauche »…  Il ne nage pas vraiment, mais se déplace au sol en s’appuyant sur ses nageoires. Curieuse bestiole…  Quand on parviendra à mettre une vidéo -saleté d’informatique- , ça sera mieux…

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Deux poissons chauve souris, sous la coque.

Deux poissons chauve souris, sous la coque.

 

 



Le jour où on a failli perdre Pile Poil…
14 février, 2015, 21:29
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C’était le 11 février dernier. Un jour comme les autres. La météo était excellente et les prévisions -que l’on prend tous les jours- étaient tout aussi bonnes: soleil et très peu de vent. Nous sommes donc partis pour la journée visiter les terres intérieures. Et , comme toujours, l’excursion a été excellente.

Mais de retour dans la baie , en fin de journée, on a dû constater que la mer était plutôt dans un très mauvais jour, que les vagues étaient inhabituellement grosses et qu’elles recouvraient entièrement et violemment les quelques pontons en bois. Mais surtout : Pile Poil n’était plus à sa place…. Gros moment de stress et montée d’adrénaline vitesse grand V. On scrute la baie et il nous faut un certain temps avant de le découvrir. Il est à 500 mètres de là où nous l’avions laissé le matin même, et il est amarré sur une bouée et non plus à l’ancre… On comprend vite qu’il a dérapé durant notre absence.  Il y avait pourtant plus de 40 mètres de chaîne de 10 mm avec une ancre de 16 kg…

De fait, on apprend vite qu’une tempête s’était levée durant la journée -en réalité une queue d’une grosse dépression située bien loin au nord, aux USA) , que les vents avaient été assez violents et qu’ils venaient de la direction complètement opposée de celle où ils soufflent habituellement. Mais surtout, qu’il y avait des vagues de 2 mètres dans une baie habituellement très protégée. Bref, il y a eu des dégâts. Plusieurs bateaux ont vu leur ancre lâcher, un bateau de pêche a été jeté sur la côte et deux autres ont failli se percuter.

Pile Poil, lui, a glissé sur 250 mètres en se dirigeant vers de gros rochers. L’ancre l’a heureusement ralenti, mais il s’en est fallu de peu pour ne pas qu’il aille se fracasser sur les rocs. Une bonne quinzaine de personnes – des locaux, des navigateurs et des villageois, les gars de la PAYS  (Portsmouth Association of Yacht Security)- se sont battus pour tirer Pile Poil du pétrin…. On ne leur sera jamais assez reconnaissants. « Cinq minutes de plus, et il était perdu », nous lance ce navigateur américain qui a été le premier à intervenir sur notre voilier. Et dire que pendant ce temps, nous nous baignions tranquillement dans un lac au milieu de la brousse.

On a craint des dégâts très sérieux, mais au final, ouf, rien de grave. Le bateau a été scrupuleusement examiné et n’a rien, excepté un safran un peu faussé, mais qui sera réparé en Guadeloupe, et la plate forme arrière forcée suite à un choc avec le bateau d’un guide local lors du sauvetage. Mais bon, on ne va chipoter hein…

Pourquoi réparer en Guadeloupe et pas ici? Le bateau doit être sorti de l’eau pour enlever le safran endommagé. Et ici, il n’y a pas de grue. Pas le choix donc, il faudra naviguer comme ça jusqu’en Guadeloupe, soit 70 km environ.  Traverser un canal dans les Antilles avec un safran faussé et une petite voie d’eau, voilà qui promet encore quelques sueurs froides, même si on sait qu’il n’y a aucun danger. En cas de doute, pas question de naviguer, on aurait tenté de réparer le bateau à flot. Faisable, mais faut pas rater son coup, sinon, c’est glouglou…

Le même jour, au cours du même épisode météo mais dans la ville de Roseau (au sud de l’île), un voilier a été jeté sur des rochers , perçant la coque. Mais là aussi, la solidarité a payé: le bateau a été calé, la brèche colmatée, et le voilier a été sorti manu militari des éléments en furie…

Ce jour là,  la météo n’était pas du tout en accord avec les prévisions et les villageois ont expliqué que de tels phénomènes à Portsmouth étaient très rares.
Autant le dire, il nous a fallu un certain temps pour digérer, même si les villageois nous ont tous dit : « Your boat is safe. You are a lucky guy… » Faudra penser à acheter du rhum . Beaucoup.

Aujourd’hui, on a digéré mais on a eu chaud, vraiment chaud….

Pile Poil, tout près des rochers. L'ancre, aui a décroché , s'est  à  nouveau accroché dans le sable, ce qui l'a ralenti tout tout près du rivage... La solidarité des villageois, pêcheurs et autres navigateurs a pu le sauver. Mais il s'en est fallu d'un cheveu...

Pile Poil, tout près des rochers. L’ancre, qui a décroché , s’est à nouveau accroché dans le sable, ce qui l’a ralenti tout tout près du rivage… La solidarité des villageois, pêcheurs et autres navigateurs a pu le sauver. Mais il s’en est fallu d’un cheveu…

Cinq bateaux locaux et une bonne quinzaine de personnes ont sauvé Pile Poil, certains en prenant de sérieux risques... On ne leur sera jamais  assez reconnaissants.

Cinq bateaux locaux et une bonne quinzaine de personnes ont sauvé Pile Poil, certains en prenant de sérieux risques… On ne leur sera jamais assez reconnaissants.

 

 



Une brasse dans l’eau à 37 degrés, entre les lianes…
14 février, 2015, 21:18
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Après une bonne heure de route, nous voilà donc à l’entrée de parc national des Trois Pitons, qui fait partie du patrimoine mondial naturel classé de l’UNESCO. On n’y fait pas n’importe quoi. Et après s’être acquittés d’un droit d’entrée, nous voilà partis pour une marche dans la forêt qui va nous conduire au pied des Trafalgar Falls, deux grandes chutes d’eau au beau milieu de la végétation.

Les Trafalgar Falls, qui se jettent de 60 mètres de hauteur.

Les Trafalgar Falls, qui se jettent de 60 mètres de hauteur.

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Et à deux pas de là, un ruisseau alimente des plans d’eau au milieu de la brousse. Particularité de ces plans d’eau : l’eau y est chaude. Plus de 37 degrés. Un « chauffage » qui trouve son origine dans l’activité volcanique de l’île. Celle ci comporte 8 volcans… On a tous adoré plonger dans cette eau chaude au milieu d’une végétation exubérante. Et comme des photos valent mieux qu’un long discours, en voici quelques unes…

Près des Trafalgar Falls, des sources chauffées par l'activité volcanique. L'eau affiche un 37 degrés.. Un bonheur de s"y baigner !

Près des Trafalgar Falls, des sources chauffées par l’activité volcanique. L’eau affiche un 37 degrés.. Un bonheur de s »y baigner !

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Inutile de le préciser : tout le monde a apprécié !

Inutile de le préciser : tout le monde a apprécié !

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Aujourd’hui, on roule à gauche…
14 février, 2015, 21:09
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Lorsqu’on voyage en voilier, les moyens de locomotion à terre sont assez limités: c’est à pied ou en utilisant les transports en commun, ces derniers étant très peu coûteux (A peine un euro pour une distance quasi illimitée…) et surtout, il y a des bus tout le temps. Vous en ratez un? Pas grave, il y en aura un dans moins de deux minutes. Et on peut marcher le long de la route, il suffit de faire un signe de la main quand il y en a un qui s’approche et il s’arrête. Bref, il y a des bus (enfin, des vans aménagés) tout le temps et ils s’arrêtent partout. Et c’est rudement efficace. D’autant que les chauffeurs sont parfois enclins à faire un petit détour si nécessaire. C’est un système qui existe dans toutes les îles des Antilles qui étaient des colonies anglaises
Mais parfois, mais c’est très rare, il arrive que certains endroits ne soient pas desservis par les bus. Et dans ce cas, on peut louer une voiture. En Dominique, mieux vaut louer un 4 x 4, tant les chemins à emprunter peuvent parfois être acrobatiques. Pas de souci sur le réseau normal, il est dans un état assez correct.
Ce jour là donc, nous avons loué un 4×4 pour aller près de la réserve du « Morne Trois Pitons », qui fait partie du patrimoine mondial naturel de l’Unesco. Mais avant celà, on doit acheter un permis de conduite local (obligatoire), à 30 dollars caribéens (10 euros), valable un mois.

La conduite à gauche, pas simple au début. surtout en ville...

La conduite à gauche, pas simple au début. surtout en ville…

Parfois, les dénivelés sont costauds... Et les chemins sont parfois en terre.

Parfois, les dénivelés sont costauds… Et les chemins sont parfois en terre.

Alors, pour commencer, on roule à gauche… On s’y adapte vite jusqu’au premier rond point… Et les priorités? Ca existe la priorité de gauche? Et puis, surtout, le traffic… Ce n’est pas tant qu’il soit dément mais les Dominicais roulent un peu à l’image de leur état d’esprit : cool. Un peu à gauche, un peu à droite, on dépasse avant un virage, on se gare n’importe où en ville, ce qui oblige à slalomer au milieu des piétons, voitures, bus, etc… Les côtes -et descentes- peuvent atteindre des dénivellés de … 25 % et mieux vaut faire attention aux rigoles qui ont les mêmes dimensions que les douves d’un château fort. Quant aux bus, ce sont doute les plus dangereux tant ils roulent vite et dangereusement…
Mais on doit l’admettre, on s’y fait vite (pas le choix de toute façon…).



C’est beau et ça mord. Fort.
10 février, 2015, 14:45
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Ha, c’est sûr que c’est un beau poisson. Typique des récifs tropicaux.  Un bon 40 centimètres à la grosse louche. Et les couleurs, wouaw.  et regardes, il n’a pas peur des enfants qui nagent à côté de lui. Ha ben non, c’est sûr, il n’est pas farouche.  Rholalaaa qu’il est beau.  Mais, mais, qu’est ce qu’il fait là??

Un baliste royal (la photo n'est pas de nous; on avait autre chose à faire à ce moment là...)

Un baliste royal (la photo n’est pas de nous; on avait autre chose à faire à ce moment là…)

C’est à ce moment là que nous avons compris que la bestiole n’était pas mue par un intelligent élan de curiosité, mais qu’elle était  bel et bien agressive. Quand Jan a hurlé après avoir été mordu (et ça mort fort ce truc…), on a fait sortir tout le monde de l’eau. Le baliste est resté dans la zone. Renseignement pris dans les livres, il est apparu qu’il s’agissait d’un baliste royal, un mâle, très agressif lorsqu’il défend son nid. La belle affaire. Nous voilà dans des eaux tropicales, à l’ancre, avec un nid de balistes  juste sous le bateau, ce qui dissuade – à juste titre- les enfants de sauter à l’eau… On a mis la caméra sous marine sous l’eau et la bestiole s’y est frénétiquement attaquée pendant quelques minutes.

Jan s’en est sorti avec une belle petite morsure. Il faut savoir que les mâchoires de baliste sont faites pour casser des huîtres, des oursins, etc.   Du costaud donc. N’empêche, face à une épuisette, il ferait sans doute moins le malin…



Un tour chez les pêcheurs…
10 février, 2015, 14:24
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C’est un point commun dans toutes les îles des Antilles: la pêche est une source de revenus pour la  population, au même titre que l’agriculture (la banane principalement). Et la Dominique n’échappe pas à la règle. Aujourd’hui donc, nous avons été voir un petit village de pêcheurs, de 160 habitants. En gros, ça se traduit par une seule rue bordée d’une tripotée de petites maisons mêlant tous les styles, depuis celle en « dur » jusque celle en tôles ondulées en passant par la maisonnette en bois…

A côté des habitations: des petits hangars en tôle abritant avec les bateaux de pêche, qui sortent tous les matins, tôt.   Certains ont de vieux moteurs, d’autres s’en vont à la rame. Et il faut parfois voir jusqu’où ils vont à la rame, sur leur petit esquif…

Et on pêche quoi? Ben … de tout, mais surtout des variétés de poissons de petite taille (comme le balaou), très abondantes dans le coin. Ce qui n’empêche pas de ramener parfois de plus grosses prises comme des daurades coryphènes, également communes (et bon marché…), le tout étant destiné à être vendu dans le village et les alentours.

La rue principale du village de Dublanc

La rue principale du village de Dublanc

En pleine journée, les habitants font la sieste. Il n'y a que nous, et quelques poules...

En pleine journée, les habitants font la sieste. Il n’y a que nous, et quelques poules…

les bateaux de pêche, sous les hangars

les bateaux de pêche, sous les hangars

Le tas de cailloux posés dans le fond servent à lester le bateau (pour le garder droit sur l'eau) . Comme le faisaient déjà les ... Vikings.

Le tas de cailloux posés dans le fond servent à lester le bateau (pour le garder droit sur l’eau) . Comme le faisaient déjà les … Vikings.



« Ici, c’est le jardin d’Eden… »
6 février, 2015, 21:40
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Le but du jour, les Milton Falls.

Le but du jour, les Milton Falls.

On l’a dit; la Dominique ne vaut pas pour ses plages,  mais bien pour ses terres intérieures, sauvages à souhait.  Après notre escapade sur la rivière indienne, nous voilà donc partis dans la forêt tropicale, accompagnés d’un indispensable guide sans lequel on passerait à côté d’un tas de trucs intéressants…

Le lieu du jour: la réserve nationale du Diablotin, un parc national protégeant un méandre de lianes, d’arbres, de rivières, fougères géantes, de fleurs flamboyantes dans lequel on se perdrait bien vite. Mais c’est là, au milieu de ce fatras végétal, que se cache l’objectif du jour:  les Milton Falls. Soit une cascade de près de 35 mètres de haut avec une « swimming pool » -entendez une pièce d’eau naturelle où on peut se baigner- à ses pieds .

La forêt tropicale humide.  Impressionnante comme tout.

La forêt tropicale humide. Impressionnante comme tout.

Pour y arriver: pas de route macadamisée, pas de parking avec toilettes et distributeur de cafés.  Et oublions le parcours fléché.  Nan, nan. On commence avec une partie routière à bord d’une petite camionnette qui affiche sans nul doute un nombre de kilomètres avec beaucoup de zéros.  A nos pieds, un linoleum imitation « marbre » du plus bel effet… C’est que Walsh, notre guide, aime tenir sa camionnette, même si le pot d’échappement racle souvent le sol dans un indescriptible bruit de ferraille… Mais ce n’est pas le plus important. Walsh est une véritable encyclopédie. Il connaît tout, absolument tout, sur les fleurs, les lianes, les arbres, épices, qu’on croise sur le chemin.

Le chemin, justement, parlons en. A un moment donné, il faut admettre que le sentier boueux qui succède à la route n’est plus praticable pour la camionnette.  Il faut stopper donc et poursuivre à pied. Pas de souci, le sentier est large et relativement praticable. Du moins, jusqu’au poste de garde du parc où il faut s »acquitter d’une taxe -peu élevée – d’accès.  Sur le chemin: des fruits de la passion, du café, des arbres croulant sous les pamplemousses ou des fruits de la passion, des ananas par ci par là, du gingembre, du cacao, etc.

Au milieu de la brousse. La maison des gardes du parc, très accueillants

Au milieu de la brousse, la maison des gardes du parc, très accueillants.

 

Les gardiens et notre guide, Walsh (à gauche).

Les gardiens et notre guide, Walsh (à gauche).

C’est après que ça se corse un peu, sans difficulté extrême toutefois. Le sentier devient une fine ligne boueuse guère très large. Notons qu’on ne peut pas la rater, tant la végétation est  impénétrable de chaque côté de la piste…

Un petit sentier boueux...

Un petit sentier boueux…

Bref, il faut marcher, traverser un ruisseau dans un sens et puis l’autre, mais le décor est réellement enchanteur: des perroquets, des chants d’oiseaux bien cachés, l’inextricable végétation au milieu de laquelle on se faufile, c’est tout bonnement fabuleux et tout le monde profite. Les enfants, eux, sont aux anges.

Un "chemin" qui passe dans des ruisseaux...

Un « chemin » qui passe dans des ruisseaux…

Les enfants sont à l'aise dans la brousse

Les enfants sont à l’aise dans la brousse

Mais on progresse, sans trop de dégâts. Personne ne tombe – sauf Ragda, qui s’est bien étalée une fois  à cause d’une pierre fourbe. Walsh, qui se dit surpris par l’endurance des enfants,  est vraiment attentif à eux et leur montre exactement où passer pour ne pas rencontrer de difficultés.   »Ici, c’est le jardin d’Eden, glisse Walsh à plusieurs reprises avec un large sourire. S’il y a un endroit qui doit ressembler au paradis, c’est celui-ci. »

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Et enfin, on y arrive : les Milton Falls, blotties au fond de la brousse. Le grondement de l’eau chutant de près de 35 mètres de haut est impressionnant, tout comme les déplacements d’air au pied de l’immense chute.

Les Milton Falls, Près de 35 mètres de haut, au milieu de nulle part;

Les Milton Falls, Près de 35 mètres de haut, au milieu de nulle part;

Les enfants n'ont qu'une envie ; plonger dans l'eau. Même si elle est plutôt fraîche...

Les enfants n’ont qu’une envie ; plonger dans l’eau. Même si elle est plutôt fraîche…

 

Et donc, on y va.

Et donc, on y va. Il paraît qu’y plonger rajeunit de 10 ans. On va y rester un peu hein, même si elle est fraîche.

 

Peur de rien. Même Anja y va, avec ses brassards.

Peur de rien. Même Anja y va, avec ses brassards.

Après quoi, c'est le retour, par le même chemin.

Après quoi, c’est le retour, par le même chemin.

Et puis César, un des gardiens, nous offre quelques pamplemousses, qu'il épluche avec une machette du genre très bien aiguisée. J'ai demandé pour l'essayer, on me l'a déconseillé. "L'hôpital est très loin..."  Ok ok.

Et puis César, un des gardiens, nous offre quelques pamplemousses, qu’il épluche avec une machette du genre très bien aiguisée. J’ai demandé pour l’essayer, on me l’a déconseillé. « L’hôpital est très loin… » Ok ok.

Perdu dans les bois...

Perdu dans les bois…

"A quatre mois, j'ai déjà vu tout ça? "

« A quatre mois, j’ai déjà vu tout ça? « 

Une joyeuse virée « verte » qui nous laissera plein d’images sur la rétine. Et dire que ce n’est qu’un début…   Sur le retour, on s’achètera un bon gros poisson au marché local, une daurade coryphène de 4 kilos, pour le souper…  C’est sûr, la vie est dure.

 

 

 

 

 


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