Les aventures d’une famille en voilier

Pointe à Pitre, ça commence bien…
26 mars, 2015, 2:30
Classé dans : Tranches de vie

On avait décidé de se rendre à Pointe-à-Pitre à pied depuis le port de plaisance. Il y a bien une petite trotte mais rien d’insurmontable, et puis ça fera du bien aux enfants qui ne peuvent pas plonger dans l’eau comme au mouillage (la baignade est interdite dans les ports) pour dépenser leur énergie.

Tout d’abord, il a plu. Beaucoup plu. Une bonne grosse pluie tropicale. Chouette alors, on a oublié de fermer un panneau (un gros hublot de plafond) de la cabine avant du bateau et on est à au moins 3 kilomètres…  Et Jan de se demander où il va dormir si les matelas sont imbibés comme des éponges.

Bref, nous  cherchons un commerce dans le coin, spécialisé dans le matériel pour bateau. On arpente donc les ruelles encombrées de circulation où se succèdent des cabanons, des cafés vides, des baraquements abandonnés, des buildings peu engageants aux terrasses curieusement fermées par des barreaux, comme une prison, et des terrains vagues. Bref, c’est bien peu attirant.

Après une demi heure, on se retrouve dans une rue plus calme où des « madames » sont assises de manière espacée sur le trottoir, semblant attendre quelque chose. On comprend vite – on nous l’a confirmé-  qu’on se baladait en plein dans le quartier chaud de Pointe-à-Pitre où se mêlent prostitution, drogue, trafics en tout genre, incendies criminels (ha, c’était donc çà les ruines carbonisées d’un bâtiment abritant un centre d’apprentissage de langues) et autres gangs.  Et dire qu’on se trouvait là avec les enfants en train de siroter une glace, comme des gros touristes…  La prochaine fois, on prendra le bus.  Enfin, s’il y en a.  On a appris qu’il était, par exemple, « très très difficile » de se rendre à l’aéroport en bus. Ha bon. Et le taxi est hors de prix (quand le prix ne varie pas selon la « bobine » du client).  Il n’y a que dans les Antilles françaises que c’est comme ça, allez comprendre pourquoi…

Bref, l’escapade n’a pas été spécialement enrichissante. Mais il y a d’autres beaux coins en Guadeloupe…

En attendant, la bonne nouvelle du jour, c’est que le safran de notre voilier a été enlevé dans la matinée à l’aide d’un plongeur local, avant d’être porté chez un artisan pour réparation. Allez, si on s’est gardé de faire des photos des quartiers chauds de Pointe-à-Pitre, on en fait une du safran du bateau. Bon d’accord, c’est sans doute moins sexy. Quoiqu’au vu des spécimens un peu flétris en bordure de route, on en doute quand même un peu…

Le safran a été enlevé à flot, sans le moindre problème. Reste à le redresser.

Le safran a été enlevé à flot, sans le moindre problème. Reste à le redresser.



Un coiffeur et une machine à laver, enfin !
25 mars, 2015, 2:31
Classé dans : articles

Nous voilà donc dans un port pour la première fois depuis plus de 3 mois. Au delà de la réparation du safran et des invariables petits travaux à faire sur un bateau, on en profite pour faire deux ou trois choses qu’on n’a pas eu l’occasion de faire jusqu’ici. La première : Jan et le capitaine ont été chez le coiffeur. Il faut dire qu’après près de 4 mois sur le bateau, ils commençaient à ressembler aux chasseurs qu’on voit sur les peintures rupestres des grottes de Lascaux.

Ensuite, on en a profité pour faire des lessives à gogo, un service proposé par le port …  Pas de chance, si la machine à laver fonctionnait bien, le sèche linge servait plus de décoration qu’autre chose. Du coup, il a fallu tout faire sécher sur le bateau… Une jolie déco si on se fie aux regards des passants souriant devant les guirlandes de langes lavables flottant au vent. On vous rassure, ce n’est pas la première fois depuis le départ qu’on lave le linge. En voyage, on peut le laver soi même (bonjour la consommation d’eau) ou le faire laver chez des locaux qui proposent ce service moyennant paiement (avec des résultats parfois aléatoires…).

Séance séchage sur le bateau...

Séance séchage sur le bateau…

Deux jeunes pirates su le bateau en quête de trésors

Deux jeunes pirates sur le bateau en quête de trésors…

Si la plupart des eaux sont très propres (bien que cela dépende des endroits...) , on y trouve parfois quelques crasses. Ici, une anémone de mer s'est carrément installée dans un gobelet en plastique au fond de l'eau...

Si la plupart des eaux sont très propres (bien que cela dépende des endroits…) , on y trouve parfois quelques crasses. Ici, une anémone de mer s’est carrément installée dans un gobelet en plastique au fond de l’eau…

Celui là, on le veut...

Celui là, on le veut…

 

 



Aussi rapides qu’un piéton
23 mars, 2015, 3:38
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Nous ne serons restés que 4 jours aux Saintes avant de larguer les amarres pour rejoindre la Guadeloupe. Ce n’est pas très loin puisqu’on voit nettement la Guadeloupe depuis les rivages de l’archipel.  Nous ne serons pas fâchés de partir, les deux dernières nuits ont été éprouvantes, la faute à une bouée -dispositif obligatoire ici pour s’amarrer- qui tapait hargneusement dans la coque au gré d’une vilaine houle venue du nord.

La destination précise du jour :  la ville de Pointe-à-Pitre, située à 21 miles nautiques, soit une quarantaine de kilomètres. Une promenade quoi.  Mais voilà, et c’était prévisible et normal: ce seront 21 miles contre le vent , la houle et le courant. Ce qui veut dire qu’on ne va pas avancer très vite… Et avec ça, les conditions de vent sont très très très calmes. Les voiles ressembleront à du linge qui pendouille lamentablement… Faudra pas être pressés.

Mais c’est aussi ça le voilier : se plier au règles de la nature et s’y adapter. L’état de la mer et les conditions météo conditionnent les départs et il faut parfois être patient pour attendre la bonne fenêtre.  On a déjà croisé des voiliers qui partaient alors que les conditions étaient clairement difficiles, voire dangereuses.  La mer, ce n’est pas une plaine de jeux…    Mais dans notre cas présent,  on savait qu’on allait se traîner tant les conditions étaient calmes. Et comme allaient elles semblaient bien parties pour durer, autant y aller de suite, d’autant qu’il y a le safran à réparer et qu’ensuite, une partie de la famille débarque en Guadeloupe. Pas question de les accueillir avec une ponceuse orbitale et une protection contre la résine de polyester…

Derrière le grand voilier, on voit clairement le relief de la Guadeloupe. Non , ce n'est pas loin. Mais ça ne veut pas dire qu'on y sera vite.

Derrière le grand voilier, on voit clairement le relief de la Guadeloupe. Non , ce n’est pas loin. Mais ça ne veut pas dire qu’on y sera vite.

Et de fait, nous sommes partis à 9 heures au matin pour arriver à 16 heures à Pointe-à-Pitre. Soit 7 heures pour 21 miles (40 kilomètres), soit la faramineuse moyenne de 3 noeuds (près de 6 km/h), à peine plus vite qu’un piéton…

On croise des nappes de sargasses, une algue brune flottante qui dérive à la surface. des eaux. Ces algues proviennent du Brésil et envahissent régulièrement les rivages caribéens depuis quelques années, avec un impact non négligeable sur la faune et la flore côtière.

On croise régulièrement des nappes de sargasses, une algue brune flottante qui dérive à la surface. des eaux. Ces algues proviennent du Brésil et envahissent régulièrement les rivages caribéens depuis quelques années, avec un impact non négligeable sur la faune et la flore côtière.

Tabea, tranquille en mer...

Tabea, tranquille en mer…

Les Saintes étant assez fréquentées, nous ne sommes pas les seuls à être partis vers la Guadeloupe.

Les Saintes étant assez fréquentées, nous ne sommes pas les seuls à être partis vers la Guadeloupe.

Anja et Eliza, qui guettent les casiers de pêcheurs, hantise des navigateurs. Ils sont sont signalés (parfois) par une petite bouteille transparente flottant en surface, reliée au casier par une corde. Si elle se prend dans l'hélice...  Certaines zones sont ainsi de véritables champs de mines.  Et avec ça, le pêcheur n'utilise que des bouteilles en plastique transparent qui ne se voie que lorsqu'on est dessus, on est bon plonger avec un couteau dans une mer bien houleuse  au milieu de nulle part et enlever la corde. La joie quoi...

Anja et Eliza, qui guettent les casiers de pêcheurs, hantise des navigateurs. Ils sont signalés (parfois) par une petite bouteille flottant (parfois péniblement) en surface, reliée au casier par une corde. Si elle se prend dans l’hélice… Certaines zones sont ainsi de véritables champs de mines. Et avec ça, si le pêcheur n’utilise que des bouteilles en plastique transparent qui ne se voit que lorsqu’on est dessus, on est bon pour plonger avec un couteau dans une mer bien houleuse au milieu de nulle part et enlever la corde. La joie quoi…

Bref, nous voilà donc en Guadeloupe, où la première chose à faire sera de réparer l’avarie du safran du bateau.  Ca se fêtera ça !  En attendant, nous sommes au port, la première fois depuis plus de trois mois. Ben oui, faut bien parfois prendre une vraie douche.



Les jolies et très touristiques îles des Saintes
23 mars, 2015, 2:34
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Nous sommes donc sur l’archipel des Saintes. Enfin, on dira plutôt le micro archipel, puisqu’il comporte neuf îles totalisant moins de 13 km2… Population : moins de 3000 habitants.  Il n’en demeure pas moins que les îlots sont très courus par les touristes que des ferries venus de Guadeloupe déversent chaque jour sur les pontons, mais également par les plaisanciers…  C’est certes petit et très (trop) fréquenté, trop « tourisme de masse », mais néanmoins très joli.  Si le bourg principal, qui regroupe d’anciennes maisons très colorées récolte les faveurs, la baie du Pain de Sucre, référence à un rocher de basalte, est également très prisé. Normal, puisque ce serait la 3e baie la plus belle au monde.  Bon, elle est jolie, c’est vrai, mais de là à dire qu’elle fait partie des plus belles de la planète, on a quand même comme un doute..

Quoiqu’il en soit, après être restés 5 semaines en Dominique, où le salaire moyen ne dépasse pas les 700 dollars US, ça fait un choc de débarquer dans un archipel où les revenus sont ceux d’un pays développé et où tout se paie au prix fort.  Mais il fait rendre aux Saintes ce qu’elles sont: très jolies.

La baie du Pain de Sucre, une des plus belles au monde, paraît-il.

La baie du Pain de Sucre, une des plus belles au monde, paraît-il. On l’a trouvé jolie, mais tout de même, il y a un tas de jolis coins aussi beaux.

Un petit bourg à l'architecture très typée

Un petit bourg à l’architecture très typée

Les Saintes sont Françaises. On y trouve donc des commerces bien fournis, et on y tr ouve de tout, même des poires de chez nous...

Les Saintes sont Françaises. On y trouve donc des commerces bien fournis, et on y trouve de tout, même des poires de chez nous…

Des jolies rues, mais très commerciales et touristiques...

Des jolies rues, mais très commerciales et touristiques…

Le bateau des îles, une maison à l'architecture particulière. Construite en 1942, son propriétaire l'a léguée aux autorités à condition qu'elle soit occupée par des médecins envoyés en mission. Une tradition qui se perpétue effectivement toujours aujourd'hui.

Le bateau des îles, une maison à l’architecture particulière. Construite en 1942, son propriétaire l’a léguée aux autorités à condition qu’elle soit occupée par des médecins envoyés en mission. Une tradition qui se perpétue effectivement toujours aujourd’hui.

On trouve néanmoins de jolies petites criques aux eaux transparentes.

On trouve néanmoins de jolies petites criques aux eaux transparentes.

Beaucoup de voitures électriques - la plupart de location- circulent dans les rues.

Beaucoup de voitures électriques – la plupart de location- circulent dans les rues.

 

 

 

 

 

 



Ambiance lessiveuse…
20 mars, 2015, 16:45
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La météo annonçait un vent de 10 à 15 noeuds venant de l’Est et une houle d’à peine 1 mètre. Bref, c’était les conditions idéales pour rallier le micro archipel des Saintes, même si on sait que les prévisions sous-estiment la force  des vents. Dans la vraie vie donc, sur la mer, on a eu droit à du vent de 20 à 25 noeuds, venant du Nord-Est et des bons creux de vagues de près de 2 mètres, et bien raides avec ça…  On a donc bien rejoint les Saintes dans une ambiance lessiveuse… Ce qui nous faisait un peu craindre pour le safran fragilisé. De fait, il a bougé un peu après la navigation un peu agitée, mais reste fonctionnel. Dès qu’on trouve un internet un peu acceptable (on paie 3  euros pour une demi heure de connexion !!!!), on raconte tout ça. Enfin, on devrait larguer les amarres assez rapidement (dimanche ou lundi au plus tard) pour rejoindre la Guadeloupe.

Bye bye Dominica...

Bye bye Dominica…

 

Parfois, il  a fallu s'accrocher...

Parfois, il a fallu s’accrocher…

Parce que parfois, ça gîtait bien....

Parce que parfois, ça gîtait bien….

Mais finalement , on y est arrivé...

Mais finalement , on y est arrivé…

 

Le fameux "pain de sucre", rocher emblématique des Saintes

Le fameux « pain de sucre », rocher emblématique des Saintes

 



Des photos en vrac, avant le départ…
14 mars, 2015, 21:30
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En principe, et pour autant que la météo se confirme, on devrait quitter la Dominique mardi matin pour rallier les îles des Saintes, près de la Guadeloupe. Une navigation qui devrait être riche en montée d’adrénaline puisque le safran (système de direction pour ceux du fond qui n’auraient pas suivi…) est complètement faussé suite à la « promenade » de Pile Poil sur la plage voici 3 semaines, et on ne sait pas du tout comment il va se comporter en navigation. Bref, c’est un peu comme conduire une voiture sans savoir si les roues avant tournent bien à gauche et à droite. Nous prendrons toutes les précautions d’usage…

La première : on attendait une fenêtre météo ultra calme pour ne pas solliciter trop le safran pendant la navigation, elle se profile à présent.  Ensuite, le safran sera maintenu par un bout  (une bonne corde pour les néophytes) histoire qu’on ne le perde pas en route. Et si d’aventure, le safran devait se faire la belle par 1000 mètres de fond, on a prévu un safran bricolé ou encore l’utilisation d’aussières (bouts très long) et d’une ancre flottante.  Mais on se dit que tout ira bien, le safran a été inspecté par plusieurs spécialistes et tous disent qu’on peut y aller sans crainte.  Vamos donc, mais avec deux pilules de xanax malgré tout…

En attendant, voici encore quelques photos en vrac de notre séjour en Dominique, qui touche doucement à sa fin.

Le chemin vers le supermarché local...

Le chemin vers le supermarché local…

Tabea, du haut de ses 5 mois, pique aussi une tête dans la mer des Caraïbes...

Tabea, du haut de ses 5 mois, pique aussi une tête dans la mer des Caraïbes…

Les compteurs d'eau de maisons, en pleine rue.

Les compteurs d’eau de maisons, en pleine rue.

Tranquille, tranquille...

Tranquille, tranquille…

Le soir, rares sont les téléviseurs allumés, mais on joue par contre beaucoup à des jeux sur des tables dans et à côté de "boui- boui"

Le soir, rares sont les téléviseurs allumés, mais on joue par contre beaucoup à des jeux sur des tables dans et à côté de « boui- boui »

La Kubuli, la bière locale. Très appréciée, même si on boit du rhum...

La Kubuli, la bière locale. Très appréciée, même si on boit du rhum…

Pas facile de débuter l'école le matin avec des décors pareils juste sous le nez.

Pas facile de débuter l’école le matin avec des décors pareils juste sous le nez.

Et comme toujours, les inévitables couchers de soleil...

Et comme toujours, les inévitables couchers de soleil…

Sous l’eau, on découvre également une faune et une flore d’une extrême richesse et très colorée !  Chaque jour, des tortues passent près du bateau, on a aussi vu des raies torpilles, des raies pastenagues mais la plus belle pièce a été sans conteste une magnifique raie léopard qui nageait tranquillement à l’avant du bateau. Evidemment, le temps de chercher la caméra (qu’on ne trouve jamais quand il faut…), elle était partie…   On tente en vain de mettre des vidéos de tout ça sur le site, mais il y a un truc qui coince, faut qu’on trouve quoi pour pouvoir poster des petits films de nos expéditions sous l’eau.

Eliza, à un peu moins de 2 mètres, apprécie la plongée en bouteille.

Eliza, à un peu moins de 2 mètres, apprécie la plongée en bouteille.

Les eaux sont souvent d'une très grand transparence. Anja flotte 8 mètres au dessus de l'objectif...

Les eaux sont souvent d’une très grand transparence. Anja flotte 8 mètres au dessus de l’objectif…

Un magnifique poisson-lion se promène sous le bateau. Gare à ses épines...

Un magnifique poisson-lion se promène sous le bateau. Gare à ses épines…

Une serpentine, encore sous la coque. Totalement inoffensive...

Une serpentine, encore sous la coque. Totalement inoffensive…



Fort Shirley, vestige d’une époque où on communiquait à coups de canon…
13 mars, 2015, 17:11
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Sa construction a débuté en 1774  et il a été complètement abandonné en 1854, laissant la jungle reprendre ses droits. Lui donc, c’est Fort Shirley, un bastion érigé par les Anglais, avec « l’aide » de 400 esclaves africains,  au nord de la Dominique, à une époque où Anglais et Français communiquaient régulièrement  entre eux à coups de boulets de canons et de mousquets.  Abritant 600 hommes et hérissés de canons, le fort était destiné à protéger le nord de la Dominique, coincée entre deux îles françaises, la Martinique au sud et la Guadeloupe au nord.

En 1854 donc, le fort est déserté de tout soldat et la nature a progressivement noyé le fort jusqu’en 1982 où un (long, très long…) programme de restauration a été entamé. Aujourd’hui, le bastion principal a été restauré et est accessible aux visiteurs. Mais dans la brousse aux alentours, on découvre encore des murs de défense et des canons toujours pris dans des lianes. C’est assez surprenant…

Le corps principal de Fort Shirley, entièrement restauré.  Il abritait 600 hommes.

Le corps principal de Fort Shirley, entièrement restauré. Il abritait 600 hommes.

Les magasins à poudre du fort.

Les magasins à poudre du fort.

Les canons protégeaient la baie de Portsmouth.

Les canons protégeaient la baie de Portsmouth.

Le quartier des officiers, entièrement restauré.

Le quartier des officiers, entièrement restauré.

Au détour d'un petit sentier, on "tombe"sur des anciens murs et des vieux canons "dans leur jus".

Au détour d’un petit sentier, on « tombe »sur des anciens murs et des vieux canons « dans leur jus ».

Des restes d'un mur de défense.

Des restes d’un mur de défense.

Le promenade s'achève en contrebas, sur la plage...

Le promenade s’achève en contrebas, sur la plage.

 

Autre symbole des conflits qui ont opposé les Anglais aux Français : le rocher du Diamant, en Martinique.  En 1804, les Anglais ont amené -à la main- 5 canons au sommet (à 176 m de haut), d'où ils canonnaient joyeusement les navires français.  Il a fallu 17 mois et une armada aux Français pour déloger la petite garnison anglaise ( à peine 100 hommes. Les Anglaus avaient d'ailleurs donné au rocher le nom d'un navire : le HMS Diamond Rock

Autre symbole des conflits qui ont opposé les Anglais aux Français : le rocher du Diamant, en Martinique. En 1804, les Anglais ont amené -à la main- 5 canons au sommet (à 176 m de haut), d’où ils canonnaient joyeusement les navires français. Il a fallu 17 mois et une armada aux Français pour déloger la petite garnison anglaise ( à peine 100 hommes). Les Anglais avaient d’ailleurs donné au rocher le nom d’un navire : le HMS Diamond Rock

 



Quel âge a-t-il?
9 mars, 2015, 22:07
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La nature dominicaine réserve quelques belles surprises quand on se donne la peine de regarder et écouter ou, parfois, avec un peu de chance… L’autre jour, alors que nous marchions dans la forêt le long d’un bras de la rivière indienne, nous sommes ainsi tombés sur un énorme palétuvier -arbre typique des mangroves- dont on ignore l’âge…  L’endroit grouillait de lézards et d’autres petites bestioles, genre des araignées d’un noir luisant au milieu de toiles dont la capacité de « collage » n’a absolument rien à envier à la superglu…

Un palétuvier de belle taille.

Un palétuvier de belle taille.

On ignore l'âge du spécimen, mais on se souvient qu'un guide nous avait expliqué que le plus vieux palétuvier du coin avait 400 ans. Est ce celui là?

On ignore l’âge du spécimen, mais on se souvient qu’un guide nous avait expliqué que le plus vieux palétuvier du coin avait 400 ans. Est ce celui là?

On peut rencontrer des iguanes, des lézards, des araignées, des boas, des termites, des oiseaux en tout genre, comme des perroquets....

On peut rencontrer des iguanes, des lézards, des araignées, des boas, des termites, des oiseaux en tout genre, comme des perroquets….

Une liane en hauteur près d'un bras de rivière. Il n'en faut pas plus pour les enfants...

Une liane en hauteur près d’un bras de rivière. Il n’en faut pas plus pour les enfants…

 

 



Un jour, dans le fond des cales…
9 mars, 2015, 3:14
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Houla, 9 jours sans écrire… C’est qu’on se tropicaliserait sans même s’en rendre compte … Pourtant, il y a des choses à dire. Nous sommes toujours en Dominique, mais plus pour longtemps. La nouvelle ancre que nous avions commandée voici un … certain temps est enfin arrivée. Plus lourde, mieux conçue, elle est bien plus efficace que l’ancienne en laquelle nous n’avions plus confiance, la nouvelle « bestiole », une « Delta » dans le jargon, a été illico installée. Reste à l’essayer. Quant à l’ancienne, une ancre de type CQR, elle a été mise aux fers, à fond de cale.

Notre nouvelle "bête" installée dès réception. Une toute bonne ancre qui nous rassurera plus que l'ancienne, capricieuse...

Notre nouvelle « bête » installée dès réception. Une toute bonne ancre qui nous rassurera plus que l’ancienne, vieille et capricieuse.

Ensuite, une partie des réparations du navire après son escapade sur la plage voici trois semaines a été faite ici. C’est le capitaine qui s’y est collé durant deux jours avec un grand élan d’enthousiasme.  Pas facile. Il s »agissait de restratifier temporairement une petite fissure (et tout autour) dans un coin localisé de la coque, près du safran (le système immergé sous la coque qui permet de diriger le bateau), avant de procéder, en Guadeloupe, à une vraie réparation dans les règles de l’art.

Mais le coin est ultra peu accessible, dans le fond d’un coffre (rangement dans le cockpit) qui oblige le capitaine à repousser ses capacités de contorsion dans les limites de l’inimaginable, avec un pot de résine bien fraîche dans le nez , des pinceaux dans les mains, la lampe frontale pas assez tendue, un chiffon toujours trop grand et qui se prend à toutes les aspérités, du papier de verre et un petit miroir (parce qu’en plus, la zone à réparer est hors du champ de vision…). Un miroir qui, il a bien fallu que ça arrive, est tombé dans le fond du fond de la cale, là où il fait tout noir, où il y a plein de graisse, des déchets de toute sortes, un épais liquide brunâtre d’où on retire des legos, pièces de playmobil. Ajoutez y un zeste d’acétone et une chaleur de four et on comprendra que les jurons ont fusé…

Bref, après avoir réussi à mettre autant de polyester sur lui que sur la fissure durant deux séances, le capitaine a pu  achever la réparation provisoire.  Le verdict a été rapide: 24 heures plus tard, il n’y a plus aucune goutte d’eau de mer qui rentrait dans le navire.

Bon, et maintenant, on fait quoi? On attend des vents et une houle très calmes pour rejoindre la Guadeloupe, où le bateau devra être sorti de l’eau dans un chantier pour achever les réparations, extérieures celles là. Et enlever tout le safran faussé. Bref,  on attends mais la semaine prochaine devrait être la bonne.  Parce que partir en mer avec des vents de dément et une houle de, disons…, 3 mètres dans le pif, le tout en famille sur un voilier avec le safran douteux, ça promet de bonnes poussées d’adrénaline.

D’ici là, on continue à visiter l’île, absolument fantastique. Voilà d’ailleurs quelques photos.

Les toilettes publiques? Non, non, mais elles fonctionnent...

Les toilettes publiques? Non, non, mais elles fonctionnent…

Des paysages dont on ne se lasse jamais. Mais fait chaud hein...

Des paysages dont on ne se lasse jamais. Mais fait chaud hein…

 

Non, ce n'est pas un fruit ou un champignon. Il s'agit d'un bon gros nid de termites... Paraît que "bouffe " tout, Absolument tout.

Non, ce n’est pas un fruit ou un champignon. Il s’agit d’un bon gros nid de termites… Paraît que ça « bouffe  » tout, Absolument tout.

 

Des palétuviers à gogo.

Des palétuviers à gogo.

 

Le jour du marché, le samedi. Mais en réalité, c'est le marché tous les jours...

Le jour du marché, le samedi. Mais en réalité, c’est un peu le marché tous les jours…

 

un bâtiment typique de la Dominique.

Un bâtiment typique de la Dominique. Et sur la photo, il n’y a pas le son de la musique reggae, omniprésente.

 

Et c'est en règle de contrôle technique? Une parmi tant d'autres...

Et c’est en règle de contrôle technique? Une parmi tant d’autres…

 

Et on mange quoi ce soir? Ben, de la langouste ...

Et on mange quoi ce soir? Ben, de la langouste …

Après le petit déjeuner, les enfants filent dans l'eau. Normal, elle est à 29 degrés. Et dire que c'est encore "l'hiver"...

Après le petit déjeuner, les enfants filent dans l’eau. Normal, elle est à 29 degrés. Et dire que c’est encore « l’hiver »…

Enfin, plus pratique, pour ceux qui souhaitent laisser des commentaires sur notre humble blog le peuvent. Plus besoin d’être connecté ou enregistré. Après avoir passé des heures dans les cales, le capitaine s’est penché sur ce problème avec une clé de 18 et a pu paramétrer correctement la gestion des commentaires. Reste à voir si ça marche hein…



Une « piscine » bien cachée…
28 février, 2015, 16:54
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Grenade, c’est « l’île aux épices ». La Martinique, elle, est appelée « l’île aux fleurs ». Quant à la Dominique, on la surnomme « l’île au 365 rivières » tant l’île est riche en cours d’eau, alimentés par des pluies tropicales abondantes. Et on ne parle pas des 12 chutes d’eau dont les plus hautes plongent dans la jungle depuis plus de 60 mètres de haut. L’eau est d’ailleurs omniprésente.  Il suffit de se promener en rue pour voir régulièrement des robinets tout droits sortis du sol où on peut se servir en eau potable gratuitement et à volonté.

Pas mal donc pour une île qui ne fait même pas 760 km2 (C’est 5 x plus petit que la province de Liège…).

Forcément, quand on veut aller se baigner dans de l’eau douce, on n’a que l’embarras du choix, tant les piscines naturelles pullulent dans la brousse (bon d’accord, elles ne sont pas toujours faciles d’accès et la machette peut être aussi utile que le maillot…) . Et toutes ont des noms exotiques : Emerald pool, secret Pool, Soufrière pool, Chaudière pool, Cold sulfur springs, etc.

Ici, nous avons été à Chaudière pool, un petit point d’eau au milieu d’un torrent et où on peut se baigner, caché quelque part dans la « rain forest ».   Sur la carte, la « piscine » était représentée par un petit point, sans la moindre explication pour s’y rendre. On s’est perdu quatre fois (au minimum), on a emprunté -en 4×4- une piste longeant une falaise et dont on ne veut même pas connaître le dénivelé. Sensations fortes garanties…   Mais nous y sommes arrivés, à l’aide d’un exploitant d’un bananes, Alex, qui passait par là. S’il n’avait pas été là, on chercherait encore…

Mais on n’a pas été déçus. La « Chaudière pool », bien que pas très grande, est profonde (plus de 3 mètres) et  on peut y plonger sans crainte depuis de hauts rochers.  Et le cadre est vraiment exotique.

Un torrent, un petit plan d'eau, les endroits isolés ne manquent pas pour se baigner. Ici, mine de rien, il y a plus de 3 mètres de profondeur...

Un torrent, un petit plan d’eau, les endroits isolés ne manquent pas pour se baigner. Ici, mine de rien, il y a plus de 3 mètres de profondeur…

Jan, en haut à droite. Sautera ? Sautera pas? Après un petit temps de réflexion, il se jettera à l'eau.

Jan, en haut à droite. Sautera ? Sautera pas? Après un petit temps de réflexion, il se jettera à l’eau.

 

 


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