Les aventures d’une famille en voilier

Sainte-Lucie et ses pitons en vue !
2 septembre, 2015, 2:21
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Un de nos cadre de vie quotidien. Non, on ne se plaint pas...

Un de nos cadres de vie quotidiens. Non, on ne se plaint pas…

Bientôt,  lorsqu’un petit et bénin problème de moteur hors-bord sera résolu, nous poursuivrons d’ici quelques jours notre route vers le sud. Avec l’île de Sainte-Lucie pour prochaine escale, réputée pour ses fameux pitons, ensemble d’aiguilles volcaniques de plus de 750 mètres de haut recouverte d’une forêt tropicale humide, le tout faisant partie du patrimoine mondial de l’Unesco. Voilà qui laisse augurer de belles et sauvages promenades …

La navigation ne sera pas très longue pour rejoindre le nord de Sainte Lucie, une bonne demi-journée tout au plus. Par contre, le dépaysement est garanti… Les pitons, eux, se trouvent à quelques heures supplémentaires de navigation.

Une petite navigation facile et courte. Les enfants adorent. Dans les Caraïbes, les distances entre les îles sont relativement courtes. Mais cela ne veut pas dire que c'est nécessairement facile.

Une petite navigation facile et courte. Les enfants adorent. Dans les Caraïbes, les distances entre les îles sont relativement courtes. Mais cela ne veut pas dire que c’est nécessairement facile.

Le voilier allemand envoyé sur la côte par la tempête Erika. Trois jours plus tard, il sera remorqué et amarré à une bouée. Sans dégâts apparents.

Le voilier allemand envoyé sur la côte par la tempête Erika. Trois jours plus tard, il sera remorqué et amarré à une bouée. Sans dégâts apparents.

Une vue de la côte depuis le pont du bateau.

Une vue de la côte depuis le pont du bateau.

Jan a fêté ses 12 ans. Il voulait un gâteau bien "chimique", bien industriel. On lui a trouvé ça...  Des amis croisés en Guadeloupe, Stoyan et sa compagne Michèle, ont aussi eu leur part de gâteau chimique.

Jan a fêté ses 12 ans. Il voulait un gâteau bien « chimique », bien industriel. On lui a trouvé ça… Des amis croisés en Guadeloupe, Stoyan et sa compagne Michèle, ont aussi eu leur part de gâteau chimique.

Bon d'accord, ce n'est pas très original...

Bon d’accord, ce n’est pas très original, mais fallait bien caser cette photo au moins une fois…

Après une plongée dans les eaux translucides, les enfants se jettent sur les livres de poissons pour identifier ceux qu'ils ont croisés.

Après une plongée dans les eaux translucides, les enfants se jettent sur les livres de poissons pour identifier ceux qu’ils ont croisés.

Tabea, très éveillée, commence à se déplacer dans tous les sens et escalade tout. Absolument tout.

Tabea, très éveillée, commence à se déplacer dans tous les sens et escalade tout. Absolument tout.

7 mètres de fond. S'il n'y a pas un souffle de vent, ont peut observer les fonds sans se mouiller. C'est comme ça qu'on a repéré une murène...

7 mètres de fond. S’il n’y a pas un souffle de vent, ont peut observer les fonds sans se mouiller. C’est comme ça qu’on a repéré une murène…

Une photo qu'on avait oubliée. Si certains achètent des bateaux d'occasion à rénover, certains se lancent dans de véritables chantiers... Ce bateau en acier, victime d'un cyclone voici 12 ans, a été récupéré dans un état impossible. Mais son nouveau propriétaire, soudeur, espère bien le faire revivre. Il admet que ce ne sera pas simple. Mais pas impossible. Mais il faudra du temps...

Une photo qu’on avait oubliée. Si certains achètent des bateaux d’occasion à rénover, certains se lancent dans de véritables chantiers… Ce bateau en acier, victime d’un cyclone voici 12 ans, a été récupéré dans un état impossible. Mais son nouveau propriétaire, soudeur, espère bien le faire revivre. Il admet que ce ne sera pas simple. Mais pas impossible. Mais il faudra du temps…

 

 

 



Une bonne nuit avec la tempête Erika…
29 août, 2015, 3:24
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La tempête tropicale Erika est donc passée à plus de 250 kilomètres au nord de notre position. Assez loin donc pour que nous ne ressentions pas les vents forts.  Cela n’a toutefois pas empêché les efficaces services météo locaux de placer la Martinique en alerte orange pour fortes pluies et orages, liés au passage de la tempête Erika. 

Oui, mais voilà. Il n’a presque pas plu (on ne s’en plaint pas) et le vent est resté fort mais sans excès. Comme  prévu. En revanche, les services météo ont oublié la houle. Une bonne et énorme houle venue de l’ouest et générée par la tempête. Et là, on en a pris plein les gencives, comme beaucoup d’autres voiliers. Et évidemment, ces choses là n’arrivent jamais de jour, mais en pleine nuit…  Et ça a été dément.

Cela a commencé vers 2 heures du matin, mais c’est vers 3 heures que les choses vraiment sérieuses ont débuté. Le bateau bougeait façon lessiveuse industrielle, mais avec des mouvements d’une amplitude trop forte pour être normale. Dans le bateau, tout valdinguait dans tous les sens…Impossible de continuer à dormir, il a fallu sortir et vérifier que les amarres à la bouée tiennent le choc. Nous en avions placé 2, surdimensionnées, mais tout de même.

Notre voisin.  Un voilier de  20 tonnes où le propriétaire a dû surveiller, comme nous, ses amarres toute la nuit.

Notre voisin. Un voilier de 20 tonnes où le propriétaire a dû surveiller, comme nous, ses amarres toute la nuit.

La situation est simple : des murs d’eau de 2,5 mètres, voire 3, arrivent face au bateau, le soulève de près de 1,5 mètres avant de le laisser retomber dans le creux de la vague.  Si on vérifie les amarres à ce moment là, mieux vaut être très bien accroché et avoir un masque et un tuba, car la pointe du bateau plonge littéralement dans les flots. Et la seconde vague arrive ensuite, aussi brutale, et propulse le nez du bateau vers le ciel. Autant dire que les amarres qui sont fixées à la bouée en prennent un fameux coup, Quant aux bouées, elles se voient très sérieusement maltraitées, mais elles sont en principe destinées à résister.

Sauf qu’à 4 heures du matin, toujours en mode réveil et agrippé au mat avec 18 de tension, je vois mon voisin direct, sur un voilier de 12 tonnes, partir en trombe en emportant bouée, amarres et tout le tralala « la bouée a cassé, je m’en vais plus loin! » hurle-t-il. Mais plus loin, ce n’est pas mieux. Des bateaux dérapent, partent vers le large, où la mer est encore  plus furieuse. Un autre voisin direct, sur un voilier de  20 tonnes casse amarres sur amarres et doit mettre son moteur en marche avant lente durant des heures pour soulager les amarres et la bouée.   Un autre voilier rompt sa bouée et, inoccupé, va se coucher sur la plage, secoué par une mer furieuse et pris d’assaut par de violentes lames.  On en voit encore d’autres chercher une place plus sûre dans la baie. Mais cette nuit, il n’y en avait pas, car la houle venait de l’ouest, seule direction où la baie n’offre aucune protection…

Pendant la nuit, la bouée où était amarré ce voilier a lâché, et le voilier a été malheureusement jeté sur la plage.

Pendant la nuit, la bouée où était amarré ce voilier a lâché, et le voilier a été malheureusement jeté sur la plage.

Pour nous, outre n’avoir pas dormi durant la nuit pour veiller aux amarres, il n’y a pas eu de casse. Sauf l’annexe (le dinghy) qui a rompu son amarre avant d’être gentiment déposée par une déferlante au milieu des rochers de la côte. Nous l’avons récupéré  36 heures plus tard lorsque la mer s’est calmée. On a eu de la chance: elle n’avait rien.

Notre voisin de derrière au petit matin. La houle est toujours présente. A droite au fond, sur les rochers: notre dinghy, posé bien a plat sur les rochers. On a attendu que les conditions se calment pour aller la chercher.

Notre voisin de derrière au petit matin. La houle est toujours présente. A droite au fond, sur les rochers: notre dinghy, posé bien a plat sur les rochers. On a attendu que les conditions se calment pour aller la chercher.

Le lendemain,  le ciel était gris, le bateau était complètement désordonné, la faute à cette maudite houle et un début de mal de mer s’est bien fait sentir… Mais la houle, elle, bien que fort amortie, est restée présente la journée. Il a fallu attendre ce matin pour retrouver des conditions météo normales. Erika, elle, s’est éloignée.  Mais si on a été secoués, Erika a causé des dégâts bien pires en Dominique, puisqu’on y dénombrait 4 morts et 20 disparus…

 



Après la tempête tropicale Danny, voici la tempête Erika…
25 août, 2015, 20:04
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Alors que la tempête tropicale Danny se soit littéralement évaporée, c’est au tour d’une autre tempête tropicale d’entrer en scène… Elle s’appelle Erika et se trouve dans l’Atlantique, à un petit 1000 km des Antilles vers lesquelles elle se dirige rapidement.  Tous les sites de surveillance cyclonique, qui mettent très régulièrement les informations à jour,  le disent : à surveiller !  Certaines des îles du nord, comme Saba, Montserrat, Antigua, Barbuda, Guadeloupe, etc. restent d’ailleurs en alerte.

La position actuelle de la tempête tropicale Ericka, sur le site du NHC de Miami. Elle file  sur les Antilles.

La position actuelle de la tempête tropicale Erika, sur le site du NHC de Miami. Elle file sur les Antilles.

Des projections montrent qu’elle devrait à priori passer au nord de l’endroit où nous nous trouvons. A priori, car les trajectoires probables ne sont que des hypothèses et la réalité est parfois bien différente. Et c’est d’autant plus vrai qu’Erika est encore assez loin. De plus,  la tempête peut se renforcer et devenir un ouragan de catégorie 1 à 5 ou encore se dégonfler et ne devenir qu’une petite dépression. Quoiqu’il en soit, nous la suivons de près, comme tout le monde dans le coin.

La trajectoire possible de la tempête tropicale Ericka, qui se renforce. On dit bien "possible" car la route que peut emprunter le phénomène météo peut être très différente de la théorie. (SXMCyclone)

La trajectoire possible de la tempête tropicale Erika, qui se renforce. On dit bien « possible » car la route que peut emprunter le phénomène météo peut être très différente de la théorie. (SXMCyclone)

Mais nous ne l’attendrons pas non plus, nous poursuivrons notre descente vers le sud. Car les tempêtes tropicales vont, en théorie, se multiplier au cours des prochaines semaines. Normal, nous sommes en saison cyclonique. Jusqu’en novembre. Mais la période critique va de fin août à fin septembre.  Nous, on espère être bientôt assez loin.



Hors d’atteinte de la tempête tropicale Danny, ouf.
24 août, 2015, 15:20
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Danny était un cyclone qualifié de majeur voici trois jours alors qu’il fonçait droit vers les Antilles du nord, causant quelques légitimes crises d’angoisse sur les dites îles. Aujourd’hui, il s’est dégonflé et n’est plus « qu’une » tempête tropicale… Laquelle passe actuellement précisément là où nous nous trouvions voici une semaine. Et une tempête tropicale , ça n’est tout de même pas rien.

Nous avons donc entamé notre descente vers les îles du sud (nous visons le petit paradis des Grenadines) en mode rapide. Soit un jour de navigation, une arrivée en soirée, une nuit de repos avant de reprendre la route. Hier, nous avons quitté le nord de la Dominique pour rallier le sud de la Martinique d’une traite, soit  13 heures de navigation avec une arrivée de nuit au mouillage, au milieu de casiers de pêcheurs comme  on n’en trouve que dans les Antilles françaises, à savoir placés absolument partout et surtout, n’importe où…

Prince Rupert Bay, en Dominique. Nous sommes seuls, mais nous n'avons pas le temps d'en profiter, il faut descendre vers le sud. Celà dit, nous nous étions déjà arrêtés ici voici quelques mois.

Prince Rupert Bay, en Dominique. Nous sommes seuls, mais nous n’avons pas le temps d’en profiter, il faut descendre vers le sud. Celà dit, nous nous étions déjà arrêtés ici voici quelques mois.

La navigation a donc été longue, mais les vents ont été cléments. Enfin, on dira plutôt qu’on a eu « un peu de tout ». Sous le vent de la Dominique, il n’y avait pas un pet de vent et nous avons donc progressé au moteur. Après la pointe sud de la Dominique, un gros rocher nommé Scott’s Head, on en a en revanche un peu bavé. Le vent est passé de 2 à 65 km/h en moins de 2 minutes et la mer est passé de l’état « lisse » à « enragé » .  Des vagues de dingues, un vent fort, Pile Poil a tracé la route  a plus de 8,5 noeuds avec une gîte parfois prononcée, due au vent et à la houle venant de travers… Puis, après une heure, plus rien. Le vent et la mer ont repris un mode « normal » pour la suite. Ouf.

Une mer lisse de lisse...

Une mer lisse de lisse…

Et donc, c'est au moteur que l'on avance.

Et donc, c’est au moteur que l’on avance.

Les enfants s'occupent. Jan est plongé dans un roman fantastique.

Les enfants s’occupent. Jan est plongé dans un roman fantastique.

L'anémomètre donne la vitesse du vent (à droite). Là, il n'y a presque rien...

L’anémomètre donne la vitesse du vent (à droite). Là, il n’y a presque rien…

La pointe du de la Dominique avec le rocher Scott's Head. Juste après les conditions se sont fortement dégradées.

La pointe sud de la Dominique avec le rocher Scott’s Head. Juste après, les conditions se sont fortement dégradées. Nous n’avons pas pris de photos, on avait autre chose à faire …

C’est donc à une vitesse moyenne de 5,4 noeuds que nous fendons les flots, en contemplant le côté sauvage des îles que nous longeons. A l’approche de la Martinique, ce sont de nombreux dauphins qui viennent jouer à l’étrave du bateau, l’un d’entre eux nous a même gratifié d’une magnifique bond acrobatique hors de l’eau à 3 mètres du bateau. Autant le dire: on a apprécié ! Nous avons pu les filmer et dès que le capitaine aura maîtrisé la mise en place d’une vidéo sur le blog, vous verrez tout ça.

Deux dauphins à l'étrave...

Deux dauphins à l’étrave… Mais ils étaient bien une quinzaine. C »était magnifique.

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L'approche d'une île est toujours un moment agréable. On reste toujours frappés par le côté sauvage qui s'en dégage.

L’approche d’une île est toujours un moment agréable. On reste toujours frappés par le côté sauvage qui s’en dégage.

Les enfants adorent ça aussi et restent des heures à regarder les côtes défiler sous leurs yeux. On vous rassure, Tabea, la petite dernière , est maintenue. Et les conditions là sont très calmes.

Les enfants adorent ça aussi et restent des heures à regarder les côtes défiler sous leurs yeux. On vous rassure, Tabea, la petite dernière , est maintenue. Et les conditions là sont très calmes.

Tabea : "Dis papa, je peux tourner ça?"

Tabea : « Dis papa, je peux tourner ça? »

Là, nous sommes aux Anses d’Arlet, réputées pour leurs eaux translucides (et c’est mérité) et nous attendons que la tempête tropicale et ses effets (houle et orientation et force du vent) soient passés pour poursuivre notre route, vers Sainte Lucie. C’est l’occasion de faire sécher tous les matelas de la cabine avant où Jan avait oublié de fermer le panneau (hublot) et qu’un énorme paquet de mer s’est fait un plaisir d’inonder. Matelas et draps imbibés à l’eau de mer…

Les eaux translucides des Anses d'Arlet.

Les eaux translucides des Anses d’Arlet. S’y baigner assure de voir des tortues, poissons colorés, murènes, et autres animaux typiques des mers tropicales.



On ne va pas attendre Danny…
22 août, 2015, 2:06
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Il est gros, il est fort, il est méchant. Lui, c’est Danny, un ouragan ce catégorie 3 (sur une échelle qui va jusque 5) qui se rue actuellement vers les Antilles du Nord qu’il devrait atteindre lundi soir, si les hypothèses sur sa route et sa vitesse se confirment. Plusieurs îles viennent de passer en alerte et des pêcheurs nous ont expliqué se préparer à retirer leur bateau de l’eau pour éviter de le perdre.

Bon, nous, on ne va pas attendre Danny. On le suit d’ailleurs déjà depuis plusieurs jours et on sentait bien qu’il ne fallait pas traîner dans le coin.  Sans avoir le feu aux fesses, on descend rapidement vers le sud (comme prévu, même si on aurait aimé rester encore un peu dans le nord).

Là donc, nous naviguons la journée et on jette l’ancre devant une île pour passer une nuit correcte avant de repartir le lendemain.  C’est assez fatiguant car les conditions ne sont pas nécessairement  toujours faciles (hier, on a traversé un canal de  nuit, avec 30 noeuds de vent au près, et une petite houle bien cassante).

D’ici peu, nous devrions atteindre les Grenadines, petit endroit paradisiaque où nous serons en principe plus à l’abri d’un éventuel ouragan.



Quelques photos en vrac…
15 août, 2015, 21:04
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Quelques photos en vrac. Parce qu’elles parlent d’elles même, soit parce qu’on ne sait pas où les caser ou encore parce qu’on les trouve juste jolies… Voilà voilà.

Le genre de chose dont on ne se lasse jamais...

Le genre de chose dont on ne se lasse jamais…

Une barque de pêcheurs, suivie par une nuée de pélicans (en dessous) et de frégates (dans les airs)

Une barque de pêcheurs, suivie par une nuée de pélicans (en dessous) et de frégates (dans les airs).

Une petite promenade dans une ruelle typique des Antilles

Une petite promenade dans une ruelle typique des Antilles, une bonne glace à l’eau en main.

L'arrière de notre porte avions au mouillage

L’arrière de notre porte avions au mouillage

"T'as vu là, un poisson. Un gros hein..."  Heu non c'est le maillot de papa que tu viens de jeter à l'eau.

« T’as vu là, un poisson. Un gros hein… » Heu non c’est le maillot de papa que tu viens de jeter à l’eau.

34 degrés, ça mérite bien une petite pause à l'ombre...

34 degrés en permanence, ça mérite bien une petite pause à l’ombre…

Et encore un autre moussaillon. "Dis, tu as vu les patates de corail devant?"

Et un moussaillon à la barre. « Dis, tu as vu les patates de corail devant? »

Le plus jeune moussaillon à la barre.

Le plus jeune moussaillon à la barre.

Tabea, qui affiche 10 mois, apprécie se baigner dans la mer des Caraïbes dans sa nouvelle bouée gonflable. Bien pratique, pour tout le monde.

Tabea, qui affiche 10 mois, apprécie se baigner dans la mer des Caraïbes dans sa nouvelle bouée gonflable. Bien pratique, pour tout le monde.

Jan à l'avant, scrutant les éventuels casiers de pêcheurs peu avant une arrivée dans une baie

Jan à l’avant, scrutant les éventuels casiers de pêcheurs peu avant une arrivée dans une baie.

 

Un masque, un tuba et des palmes, voilà la principale occupation des enfants...

Un masque, un tuba et des palmes, voilà la principale occupation des enfants…

Notre souper: des balaous fraichement pêchés.

Notre souper: des balaous fraichement pêchés.

Des paysages toujours magnifiques

Des paysages toujours magnifiques

Avec de la végétation de toute sorte, parfois très touffue, parfois impénétrable, parfois rase et sèche et parfois simplement curieuse.

Avec de la végétation de toute sorte, parfois très touffue, parfois impénétrable, parfois rase et sèche et parfois simplement curieuse.

Jan en plein exercice d'équilibriste sur des roches volcaniques.

Jan en plein exercice d’équilibriste sur des roches volcaniques.

"Bon, t'as pris ta photo? Ca y est?  Je peux aller dans l'eau?"

« Bon, t’as pris ta photo? Ca y est? Je peux aller dans l’eau? »

Un soir, au mouillage, sur le pont du bateau.

Un soir, au mouillage, sur le pont du bateau.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Deshaies, ancien repaire des corsaires
14 août, 2015, 21:15
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Notre fier destrier des mers, dans l'archipel des Saintes

Notre fier destrier des mers, dans l’archipel des Saintes

Nous avions décidé d’aller vers le Sud, nous sommes donc parti vers le … Nord. L’envie de goûter à la douceur de vivre dans quelques îles pas trop loin dans le nord et une météo clémente pour plusieurs jours nous ont convaincus qu’on pouvait le faire, non sans « zieuter » en permanence la météo, car nous sommes en période cyclonique…

Nous avons profité d'une météo exceptionnelle

Nous avons profité d’une météo exceptionnelle

Nous quittons donc l’archipel des Saintes pour rejoindre le village de Deshaies,  un village perdu dans le nord de la Guadeloupe et qui fut naguère un repaire de la flibuste. La météo est bonne et le vent souffle dans la bonne direction, du Sud Est, ce qui signifie qu’il nous pousse. Mais comme toujours lorsqu’on se lance dans la traversée d’un canal (espace entre deux îles), en l’occurrence le canal des Saintes, le vent se lève et la mer s’agite pas mal.  Le vent monte parfois à plus de 30  noeuds (55 km/h), voire 35,  contre 15 annoncés par d’efficaces services météo.  On s’accroche durant deux bonnes heures avant de nous retrouver le long de la côte sous le vent de la Guadeloupe, bien protégés des vents, ce qui ne nous empêche pas de prendre quelques méchantes rafales, liées au relief de l’île cette fois.

On vient de passer la pointe sud de la Guadeloupe. Ouf, le canal des Saintes est derrière nous.

On vient de passer la pointe sud de la Guadeloupe. Ouf, le canal des Saintes est derrière nous.

 

La côte que nous longeons est nettement plus sauvage, quelques plages  complètement isolées au pied des montagnes couvertes de forêts nous font de l’oeil… Mais le vent est parfois très faible, et nous sommes aussi, parfois, contre le courant… Bref, on a de temps en temps le sentiment de se traîner. Mais nous avons le temps.

Nous longeons une côte sauvage où des petites plages semblent perdues..

Nous longeons une côte sauvage où des petites plages semblent perdues..

En fin de journée donc, nous nous retrouvons à Deshaies, un petit village très calme lové dans le fond d’une petite baie où, lorsque nous arrivons, nous sommes le seul voilier de voyage. Les eaux sont très claires et nous nous baignons dans des eaux grouillantes de vie, avec les tortues, les poissons chirurgiens, sergent-majors, poissons papillons, carangues, maniocs, gorettes et autres poissons multicolores.

C’est aussi dans cet endroit paradisiaque  que nos batteries qui  alimentent l’électronique, le frigo et l’éclairage ont choisi de  tomber en panne. Rien de grave, heureusement…

Deshaies, abri naturel très bien protégé, était apprécié des corsaires, pirates et autres gens de la mer. Des légendes disent que de l’or caché dormirait toujours dans le coin…  La petite ville a d’ailleurs été le cadre de batailles  et autres pillages en règle.

Le petit village de Deshaies, dans le fond d'une crique, fut le repaire de corsaires et autres pirates.

Le petit village de Deshaies, dans le fond d’une crique, fut le repaire de corsaires et autres pirates.

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En voilier, il y a la théorie et la pratique…
6 août, 2015, 19:38
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Nous étions ultra motivés pour partir, ce qui ne nous a pas empêché de traîner lamentablement dans les préparatifs du départ, au point qu’au lieu de partir ce mercredi en matinée, nous avons largué les amarres en fin de journée/début de soirée. Pas grave, nous naviguerons de nuit, notre destination est à deux jours de navigation, la route était toute tracée, avec waypoints et tout et tout. Sauf que…  Sauf que…

Un départ pour une navigation de nuit...

Un départ pour une navigation de nuit…

Eliza adore ça. Les conditions étaient, il est  vrai, excellentes. Mais quand ça veut pas, ça veut pas...

Eliza adore ça. Les conditions étaient, il est vrai, excellentes. Mais quand ça veut pas, ça veut pas..

Malgré la météo idéale et une mer belle, tout le monde s’est senti un peu patraque peu après le départ. Bon d’accord, il y avait une petite houle de travers, mais tout de même. Ceux qui sont sujets à un léger mal de mer avaient bien pris leur petit produit miracle – du stugeron en gouttes-  pour passer une bonne navigation. Oui, mais voilà, tout le monde l’a pris trop tard et nous n’avions pas soupé avant de partir. « Nous mangerons en route », disait-on joyeusement sur le ponton à Pointe-à-Pitre. Grosse erreur. Bref, à l’heure du souper, les estomacs des enfants et de Ragda commençaient donc à  donner des signes de faiblesse.  Autrement dit, ça n’a pas tardé à vomir un peu partout…

Le capitaine, lui, ne souffre pas du mal de mer. Sauf exceptionnellement. Et hier était une exception. Les odeurs bien lourdes de fromages d’abbaye sur les tranches de pain ont ainsi fait leur petit effet. Limité certes, mais tout de même. Avant que ça ne dégénère, j’ai donc pris des gouttes de Stugeron. « Combien? » demande je à Ragda.

« Tu dois en prendre 8, me  dit elle. Et tu n’appuies surtout pas sur le flacon. » Sauf que j’ai appuyé. Trop tard…   Là, je devais avoir pris tranquillement le triple. Ouch. Ce truc, s’il combat très bien le mal de mer a un effet somnolent tout aussi efficace… Mais , ouf, ça été.

Bref, tout le monde malade ou nauséeux, Tabea comprise, il n’était plus envisageable de poursuivre la navigation. On décide donc de s’arrêter aux îles des Saintes, distantes de 12 miles (24 km).  Bien, sauf que c’est la nuit noire, qu’il y a des îlots partout, une passe avec un récif (marqué) et une rade avec des bouées où s’amarrer qui ne sont forcément pas éclairées, sans compter les bateaux qui n’ont pas de feu de mouillage (ce qui permet de les voir dans la nuit) et les inévitables casier de pêcheurs (ultra invisibles la nuit).  Nous qui détestons arriver de nuit dans un mouillage, nous sommes servis…

Le matin, les filles ont trouvé des petits poissons volants sur le pont du bateau.

Le matin, les filles ont trouvé des petits poissons volants sur le pont du bateau.

Mais finalement, tout s’est très bien passé, à l’aide d’un puissant projecteur qui nous a, en plus, permis de voir plein de poissons volants dans la rade… Nous sommes donc passés, nous avons trouvé une bouée et nous nous y sommes amarrés du premier coup. Tout ça sans la moindre hésitation.  On a vite rangé tout le bazar avant d’aller au lit et se dire que demain est un autre jour…

L'archipel des Saintes, plutôt calme en cette période.

L’archipel des Saintes, plutôt calme en cette période.

Le matin en se levant, on découvre une rade quasi vide…

Mais le soleil cogne dur. Il fait chaud, très chaud. Tiens, on va commencer par nettoyer toutes les traces du mal de mer d’hier sur le pont. Ce sera un bon début. Après, on pourra aller se baigner avec les poissons.



Allez, c’est reparti !
5 août, 2015, 3:23
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Chez nous, on appelle ça de la fainéantise. Ici, on dit qu’on se « tropicalise »  On appréciera la nuance.  Mais il faut bien l’admettre, le blog était un peu en mode « perfusion » depuis mai dernier… Mais voilà, là, c’est bon, c’est reparti !  nous partons vers les îles du sud, toutes flanquées de noms exotiques, parfois synonymes de trous perdus :  Béquia, Tobago Keys, Carriacou et Grenada. Après quoi, on s’en ira longer les côtes d’Amérique du sud pour rallier La Blanquilla puis Los Roques, un archipel bien isolé, loin du Vénézuela et où il n’y a rien, ou presque.  Mais nom de dieu, paraît que c’est beau…

Mais là, on doit partir, nous sommes en plein dans la trajectoire potentielle des cyclones, dont la saison est bien entamée, même si la période critique va de fin août à mi octobre.

carénage juin

Une bonne grosse semaine de travaux ont été nécessaires. Une pièce usée mais importante était à  changer. Et puis, il y avait la liste des « choses à faire quand on aura l’occasion… »

 

Les voisins de chantier: quatre Dominicais qui retapent un bateau de pêche. Très gentils, très souriants, très bosseurs et très débrouillards. Le soir, ils écoutent de la bonne musique, avec un bon rhum et un bon gros pétard en causant philosophie et religion. Normal quoi.

Les voisins de chantier: quatre Dominicais qui retapent un bateau de pêche. Très gentils, très souriants, très bosseurs et très débrouillards. Le soir, ils écoutent de la bonne musique, avec un bon rhum et un bon gros pétard en causant philosophie et religion. Normal quoi.

Alors, que s’est il passé au cours des trois derniers mois? Beaucoup de choses : il a fallu rentrer au pays pendant trois semaines pour que Jan passe les épreuves du CEB (qu’il a réussi). On en a profité pour revoir la famille et acheter ce qu’on ne trouve pas dans les Antilles. Après quoi, il a fallu faire face à des épisodes venteux avant de quitter la Guadeloupe. Et pour couronner le tout, une pièce en gros caoutchouc dans les fonds du bateau  s’est déchirée en navigation, avec une (petite) voie d’eau à la clé. Youpee.   Il n’y avait pas de danger, mais mieux valait réparer avant que cela ne dégénère. Retour en Guadeloupe où Pile Poil a été sorti de l’eau durant une grosse semaine pour travaux. La pièce défectueuse (usée en réalité) a été changée et on en a profité pour faire d’autres bricoles, comme un bon entretien de toute la partie sous marine du bateau. Et ce n’est pas rien… Ouf, voilà, à présent tout est bon et nous sommes parés pour la suite !

Jan a préparé son CEB, et l'a réussi. Trois semaines en Belgique où il a pu revoir tous ses copains... Le rythme scolaire en revanche l'a moins convaincu.

Jan a préparé son CEB, et l’a réussi. Trois semaines en Belgique où il a pu revoir tous ses copains… Le rythme scolaire en revanche l’a moins convaincu.

Mais on peut aussi s'amuser...

Les filles, elles, ne rêvent que de plonger.

Tabea, de son côté, s'essaie au fruits exotiques.  A sa manière bien sûr...

Tabea, de son côté, s’essaie au fruits exotiques. A sa manière bien sûr…

Sans oublier qu'elle grandit, qu'elle devient progressivement autonome. En bateau, cela correspond à une période de vigilance fortement accrue...

Sans oublier qu’elle grandit, qu’elle devient progressivement autonome. En bateau, cela correspond à une période de vigilance fortement accrue…

 

On oubliait : le blog sera remis à jour…

 

 

 



A nouveau dehors, enfin !
22 mai, 2015, 22:25
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Nous voilà donc enfin hors de la marina de Pointe-à-Pitre.  Nous avons lâché l’ancre au large d’un petit îlot près de la côte guadeloupéenne  l’îlet Gosier, qui doit son nom  au grand pélican qu’on appelait grand gosier au 17e siècle. Il avait, paraît-il, un bec d’une dimension exceptionnelle.

C’est donc aussi la première fois que nous testons notre toute nouvelle ancre de 20 kilos, jetée à l’eau  toute blinquante, avec le code barre -bien collé- toujours dessus, et 30 mètres de chaîne…  C’est bon, elle s’accroche bien dans le sable, à 3,5 mètres de fond. La nuit suivante, le vent s’est levé et un énorme catamaran a dérapé (l’ancre s’est arrachée du fond et le bateau commence à dériver) et a bien failli faire un « strike » dans un petit bateau de location ancré pas loin derrière…  Pile Poil, lui, n’a pas bougé.

En quittant Pointe à Pitre, les eaux sont chargées en sable au point de la rendre presque blanche. Il y a des travaux de dragage pas loin.

En quittant Pointe à Pitre, les eaux sont chargées en sable, au point de la rendre presque blanche. Il y a des travaux de dragage pas loin.

L’îlet du Gosier donc.  Il s’agit d’une petite île coralienne dont on fait le tour à pied en 20 minutes. Oui, c’est tout petit, à peine un kilomètre de long. D’un côté, il y a une belle plage de sable blanc et de l’autre, des récifs où grouillent les poissons colorés. Au milieu: des bois où galopent des poules et des iguanes. Mais on trouve aussi des bancs et des tables. Car si le coin est très calme la semaine, il est en revanche  très fréquenté le weekend (certains endroits ne sentent d’ailleurs pas la rose…). On y trouve un phare, automatisé depuis 1973, et un petit snack. Et c’est tout. Mais pour quelques jours, c’est très bien.

La destination du jour ; l'îlet du Gosier, un petit îlot inhabité. Il y a bien un phare, mais automatisé.

La destination du jour ; l’îlet du Gosier, un petit îlot inhabité. Il y a bien un phare, mais automatisé.

Une jolie plage, peu fréquentée la semaine.

Une jolie plage, peu fréquentée la semaine.

Le retour au mouillage signifie, pour les enfants, la plongée quasi immédiate dans l’eau avec palmes, masques, tuba et tout le tralala… Sous l’eau, justement,  des dizaines de poissons se jettent sur la coque et la quille pour y dévorer les restes des organismes restés là après le nettoyage de la coque  au port. Et ils ne sont pas peureux, et ils dansent volontiers autour des enfants.

A peines arrivés, les enfants se ruent dans l'eau...

A peines arrivés, les enfants se ruent dans l’eau…


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