Les aventures d’une famille en voilier

Pointe à Pitre, ça commence bien…
26 mars, 2015, 2:30
Classé dans : Tranches de vie

On avait décidé de se rendre à Pointe-à-Pitre à pied depuis le port de plaisance. Il y a bien une petite trotte mais rien d’insurmontable, et puis ça fera du bien aux enfants qui ne peuvent pas plonger dans l’eau comme au mouillage (la baignade est interdite dans les ports) pour dépenser leur énergie.

Tout d’abord, il a plu. Beaucoup plu. Une bonne grosse pluie tropicale. Chouette alors, on a oublié de fermer un panneau (un gros hublot de plafond) de la cabine avant du bateau et on est à au moins 3 kilomètres…  Et Jan de se demander où il va dormir si les matelas sont imbibés comme des éponges.

Bref, nous  cherchons un commerce dans le coin, spécialisé dans le matériel pour bateau. On arpente donc les ruelles encombrées de circulation où se succèdent des cabanons, des cafés vides, des baraquements abandonnés, des buildings peu engageants aux terrasses curieusement fermées par des barreaux, comme une prison, et des terrains vagues. Bref, c’est bien peu attirant.

Après une demi heure, on se retrouve dans une rue plus calme où des « madames » sont assises de manière espacée sur le trottoir, semblant attendre quelque chose. On comprend vite – on nous l’a confirmé-  qu’on se baladait en plein dans le quartier chaud de Pointe-à-Pitre où se mêlent prostitution, drogue, trafics en tout genre, incendies criminels (ha, c’était donc çà les ruines carbonisées d’un bâtiment abritant un centre d’apprentissage de langues) et autres gangs.  Et dire qu’on se trouvait là avec les enfants en train de siroter une glace, comme des gros touristes…  La prochaine fois, on prendra le bus.  Enfin, s’il y en a.  On a appris qu’il était, par exemple, « très très difficile » de se rendre à l’aéroport en bus. Ha bon. Et le taxi est hors de prix (quand le prix ne varie pas selon la « bobine » du client).  Il n’y a que dans les Antilles françaises que c’est comme ça, allez comprendre pourquoi…

Bref, l’escapade n’a pas été spécialement enrichissante. Mais il y a d’autres beaux coins en Guadeloupe…

En attendant, la bonne nouvelle du jour, c’est que le safran de notre voilier a été enlevé dans la matinée à l’aide d’un plongeur local, avant d’être porté chez un artisan pour réparation. Allez, si on s’est gardé de faire des photos des quartiers chauds de Pointe-à-Pitre, on en fait une du safran du bateau. Bon d’accord, c’est sans doute moins sexy. Quoiqu’au vu des spécimens un peu flétris en bordure de route, on en doute quand même un peu…

Le safran a été enlevé à flot, sans le moindre problème. Reste à le redresser.

Le safran a été enlevé à flot, sans le moindre problème. Reste à le redresser.



Et un petit sous marin, un !
22 octobre, 2011, 19:45
Classé dans : Tranches de vie

C’était le 17 octobre en fin de matinée. Nous venions de quitter Brest depuis 3 heures lorsque nous sommes appelés par radio par un gros navire de guerre français hérissé d’antennes et de canons. Bien gentiment, ils nous demande de nous dérouter car nous sommes « en route de collision avec un sous marin nucléaire de la marine nationale. «    On a bien failli demander si c’était une blague, mais lorsqu’on a vu l’immense kiosque du sous marin, on s’est dit qu’il valait mieux se dérouter. Pour la petite histoire, le navire de guerre français nous avait bien conseillé une route à suivre. Si nous l’avions suivi, nous percutions le navire de recherche Pourquoi pas… Nous sommes donc resté sagement loin de tout ce beau monde, sans trop bouger, le temps que le trafic se calme.


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