Les aventures d’une famille en voilier

Et bien, nous y voilà…
16 décembre, 2014, 21:37
Classé dans : le projet

Après un vol de 9 heures depuis Orly, nous sommes arrivés le 29 novembre sur Pile Poil, bien amarré au ponton 5 de la marina du Marin, en Martinique. Et, à priori, dans un état correct même si l’épouse de Roberto, un Argentin qui s’est occupé de notre voilier pendant notre absence, nous a d’emblée annoncé : « je crois que j’ai vu des bébés cafards…. » Chouette alors.
Les deux premières semaines ont été plutôt bien remplies : assumer le choc thermique (fait plus de 30 degrés ici), ranger les 200 kilos de matériel envoyés par avion, vider l’équivalent qu’on avait laissés dans les coffres du bateau lors de notre départ en mars 2013 (du matériel moisi, cassé ou obsolète…), gratter la coque couverte d’algues et de coquillages, laver les cordages transformés en cultures intensives d’algues vertes, éponger le cambouis brunâtre dans les fonds du bateau, traiter le bateau contre les cafards (que nous finalement jamais vu), évacuer deux vieilles batteries de 25 kilos sous un soleil de plomb et bien d’autres trucs tout aussi amusants… Mais peut importe. Après 10 jours de travail intensif, Pile Poil a retrouvé son allure d’antan.
Bref, ce n’est donc que le 11 décembre que nous levons l’ancre pour une très longue navigation de 1 mile (près de 2 km…) pour nous installer à 300 mètres des plages du village de Sainte-Anne. Les eaux y sont très claires et on y verra notre première tortue et d’autres poisssons très colorés. Les enfants y passent d’ailleurs des heures entières…

En principe, on devrait mettre les voiles lundi 22 ou mardi 23 décembre.

Ranger le bateau, une partie de plaisir...

Ranger le bateau, une partie de plaisir…

Mais on peut faire des trouvailles dans les fonds de cale...

Mais on peut faire des trouvailles dans les fonds de cale…

 

Après le port du Marin, nous sommes à l'ancre à Sainte Anne pour profiter du coucher du soleil

Après le port du Marin, nous sommes à l’ancre à Sainte Anne pour profiter du coucher du soleil

première nav



Mais pourquoi font ils ça?
8 septembre, 2011, 15:44
Classé dans : le projet

Comme beaucoup d’autres, on en avait rêvé. On en avait toujours rêvé. Partir pour un grand et long voyage, histoire de voir et de vivre autre chose. Mais les bonnes raisons pour nous en dissuader n’ont jamais manqué : la famille, les amis, le travail, la maison… Nous sommes restés longtemps comme çà : rêver et se contenter de rêver. Et c’était très bien comme ça. Mais au fil des ans, le rêve s’est progressivement englué dans une vie routinière. Tellement englué qu’on a presque fini par l’oublier.

Et puis les choses ont changé. Ruben est arrivé, un petit garçon costaud plein de vie. Il avait  à peine un an et il est tombé malade. Gravement malade. Les années qui ont suivi ont été vécues à l’hôpital, l’hôpital de la Citadelle et le CHU, tous deux à Liège.  Le genre d’expérience qui traumatise et bouscule profondément l’échelle de valeurs. C’est là que l’idée du voyage est revenue. C’était décidé : quand Ruben serait guéri, on partirait. Ragda, Tom, Ruben et Jan. Promis, juré, craché, nous irons loin. On l’a appris : on n’a qu’une seule vie, et il faut profiter de tout ce qu’elle peut nous offrir. Mieux vaut vivre ses rêves que de rêver sa vie…

Mais malgré la hargne de Ruben et les compétences des médecins, rien n’y a fait. Ruben est parti un jour de septembre 2006. Un vide abyssal s’est ouvert sous nos pieds. Pourtant, il a fallu se reconstruire. Progressivement, à petits pas, en se faisant aider, en parlant beaucoup et surtout grâce et pour notre petit Jan qui n’avait pas demandé cette vie là. Mais derrière, l’idée du voyage était toujours bien là.  On l’avait promis, on le ferait. 

C’est sans doute là que le destin nous a donné un sérieux coup de pouce :  une semaine plus tard, les parents d’un autre enfant atteint d’une leucémie rencontrés à l’hôpital, Catherine et Vincent, nous ont proposé de les accompagner sur leur petit voilier basé en Zélande, pour nous changer les idées. On y a été et on a su qu’on aimerait ça.

Alors on s’est penché sur des livres, des magazines, on a rencontré des gens, des navigateurs, des familles qui « l’ont fait », on a acheté le bateau de Catherine et Vincent, on a appris, on s’est vautrés aussi, mais on a avancé, suivi des formations, fait des ronds dans l’eau en Hollande pour débuter…. Et puis aujourd’hui, on y est. On largue les amarres, comme promis.  Histoire de voir ce qu’il y a là-bas, de l’autre côté des mers, mais aussi surtout de vivre une belle histoire en famille… Car il ne s’agit en aucun cas d’une fuite, mais bien d’une aventure familiale. On quitte certainement des emmerdes, mais tous les navigateurs sont unanimes là-dessus : on en retrouve un tas d’autres (on confirme…). Même si c’est sous le soleil… Nous voilà prévenus !  Et puis, cela fera des histoires à raconter à notre retour, prévu en 2013.


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