Les aventures d’une famille en voilier

Une bonne année !
1 janvier, 2016, 16:59
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Bon d’accord, ça faisait un bout de temps que nous n’avions plus écrit sur le blog. Non, nous n’étions pas perdus au milieu de l’océan et non, nous ne vivions pas tout nus sur une île déserte à élever des chèvres sauvages et communiquer par des grognements en mangeant des noix de coco …  On sait toujours ce qu’est (un peu) la civilisation, mais il faut bien admettre que changer de bateau signifie également un tas d’emmerdes de petits problèmes techniques à régler. Rien de dramatique, très loin de là. Aventura est plutôt en bon état, l’ancien proprio ayant déjà beaucoup travaillé dessus. Mais il reste malgré tout quelques bricoles et le capitaine ne dort plus sans sa clé de 10, un sachet de rondelles en cuivre et un grand verre d’huile de transmission posé à côté du lit…. Tout ça pour dire que ramener le bateau et le préparer pour la suite du voyage s’avère être une activité extrêmement chronophage. Et donc, on a un peu tendance à oublier le blog. Mais la grande amirauté s’est offert une magnifique rouleau à tarte rose fluo pour ramener le capitaine à la réalité réelle (sic). Du coup, le matin, elle lance un « c’est le blog  ou le rouleau » avec une voix qui charrie des  glaçons.

Avant tout donc : UNE BONNE ANNEE 2016 !!!!!

Et la première résolution donc sera de tenir le blog à jour. L’installation, les travaux, la vente de Pile Poil, les rencontres et tout ça, il y a des choses à raconter…

Un chef d'œuvre de photographie. Le contraste, la luminosité , les couleur, tout y est.  Bon, peu importe, nous, on aime bien l'expression des enfants...

Un chef d’œuvre de photographie. Le contraste, la luminosité , les couleur, tout y est. Bon, peu importe, nous, on aime bien l’expression des enfants (et, surtout, ils regardent l’objectif en même temps…).

 

Aventura à son arrivée. Nous l'avons ramené à deux depuis la Guadeloupe, soit le capitaine et Jan, moussaillon en chef. 20 heures de navigation dans des conditions parfois un peu musclées.  Mais Aventura a un comportement très sain et rassurant.

Aventura à son arrivée. Nous l’avons ramené à deux depuis la Guadeloupe, soit le capitaine et Jan, moussaillon en chef. 20 heures de navigation dans des conditions parfois un peu musclées. Mais Aventura a un comportement très sain et rassurant.

Ha ben oui, il est plus grand que Pile Poil...

 
Ha ben oui, il est plus grand que Pile Poil…

 

Un bon endroit pour regarder la baie après la baignade.

Un bon endroit pour regarder la baie après la baignade.

 

"Ouaiiiis, plein de place pour courir et grimper partout et faire stresser les parents !"

« Ouaiiiis, plein de place pour courir et grimper partout et faire stresser les parents ! »

 

 



Bon vent à Pile Poil et bienvenue sur Aventura !
20 octobre, 2015, 16:25
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Il était devenu trop petit pour une famille comme la nôtre, ce qui ne manquait d’ailleurs pas d’attirer les regards.La phrase « mais comment faites vous à 6 sur un petit bateau? »  revenait régulièrement à nos oreilles.  Pourtant, on l’a fait. C’est sûr, naviguer sur Pile Poil n’a pas toujours été de tout repos, même s’il s’agit d’un excellent voilier, robuste et confortable, même dans des conditions difficiles.  Mais aujourd’hui, force est d’admettre qu’il est vraiment devenu trop petit pour nous.

Les enfants grandissent, la place se fait moindre, les réservoirs se vident plus vite, on se marche sur les pieds. Bref, le confort, le plaisir en prennent un coup. Autrement dit, nous avions atteint les limites de ce qu’il était possible de faire avec Pile Poil… Que faire donc?

La solution s’est proposée toute seule… C’est un couple, que nous avions croisé à quelques reprises durant les mois précédents, qui avaient un magnifique voilier entièrement refait, mais pas à vendre…  Jusqu’au jour où on les croise par le plus grand des hasards sur un ponton perdu de l’île de Sainte-Lucie. Et là, ils nous apprennent qu’ils vendent leur bateau, parce qu’ils ont craqué sur un catamaran à un prix très bas.  Bref, ni une, ni deux, on visite leur bateau le soir même, le lendemain et puis on leur fait une proposition. On « s’arrange » comme on dit et hop, l’affaire est faite…

Notre futur destrier des mers, un Dufour 12000 baptisé Aventura... Une belle pièce !

Notre futur destrier des mers, un Dufour 12000 baptisé Aventura… Une belle pièce !

Nous voilà donc avec un voilier de 14 mètres, un dufour 12000 CT, avec 4 cabines (contre 2 actuellement) et un espace de vie hallucinant… On va le chercher en Guadeloupe d’ici quelques semaines pour le ramener en Martinique, où nous avons mis Pile Poil en vente. Le jour où notre bon Pile Poil partira avec ses nouveaux propriétaires, on aura le coeur serré, tant il aura compté pour nous…

Voilà donc qui va considérablement modifier nos projets…  Mais on en reparlera.



Le petit « business » de la Soufrière
29 septembre, 2015, 16:13
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Soufrière Bay, c'est très très joli, mais nous avons malgré tout été contents de quitter l'endroit...

Soufrière Bay, c’est très très joli, mais nous avons malgré tout été contents de quitter l’endroit…

C’est indéniable: Soufrière Bay, ses pitons et ses eaux comme un aquarium constituent un cadre absolument splendide. Pourtant après avoir passé quatre jours sur place, nous avons été heureux de quitter les lieux. La raison est très simple: si c’est beau, tout s’y monnaie, au point d’en devenir dérangeant.  Vous voulez déposez un sac poubelle?  Personne ne vous dira où les déposer; mais « on » (des locaux) vous réclameront quelques dollars caribéens pour les déposer à votre place. Pire, des guides ont expliqué que certains de ces jeunes locaux empochent simplement l’argent que vous leur donner avant de jeter le sac poubelle en mer. Et de fait, nous en avons vu flotter l’un ou l’autre… Dingue quand on sait qu’il s’agit d’un parc qui fait partie du patrimoine mondial naturel classé de l’Unesco.   »Ce sont des gens qui doivent être éduqués, pas trop bien dans leur tête », nous explique un ranger à qui on ne cache pas notre surprise.

Un autre exemple? Vous voulez amarrer votre annexe (le dinghy) à un ponton prévu à cet effet?  C’est gratuit partout… Mais ici,   »on » nous propose d’office  de « surveiller » l’annexe pendant notre absence moyennant des dollars. Au moment où nous mettons le pied à terre, nous voilà abordés par un type complètement shooté à la cocaïne, c’est ce qu’on nous a dit sur le ponton. « A very bad man… » nous souffle t’on. Lequel « bad man » nous réclame de l’argent… On a refusé, et il s’est éloigné.

Mais refuser de donner de l’argent ou un service peut provoquer des réactions curieuses. Ainsi, alors que nous étions sur la route du retour en dinghy, nous voilà abordés par deux jeunes (mineurs d’âge) à bord d’un petit bateau en bois -peint en rose-  surmotorisé et qui nous proposent avec insistance de prendre nos poubelles moyennant finances, notamment. Nous déclinons gentiment et voilà qu’ils mettent le moteur à fond en virant de bord, provoquant de grosses vagues qui font sérieusement valdinguer notre dinghy. Avaient-ils vu que nous avions un  bébé à bord?

Dans un petit supermarché, on nous a quasi engueulés parce que nous avions « osé » mettre dix litres d’eau dans un de nos sacs bien solides. « Vous ne pouvez pas utiliser vos sacs , c’est interdit! » a directement croassé un employé sur un ton très déplaisant…  Ajoutez à cela de nombreux avertissements appuyés contre les vols sur les bateaux, les bateaux de pêche qui passent comme des boulets de canon près du bateau alors que les enfants sont dans l’eau, un vendeur de fruits assez peu avenant qui passait régulièrement tout en ayant  l’air plus intéressé par ce qu’il y avait sur notre bateau plutôt que vendre des fruits pas toujours frais,  et  on comprendra pourquoi nous étions heureux de quitter le coin…

Mais heureusement, nous avons aussi rencontré des gens d’une très grande gentillesse… Et selon un guide, la situation s’améliore peu à peu depuis que le gouvernement a décidé de « faire quelque chose ».  C’était, paraît-il, bien pire voici quelques années. Ouch…

La mer des Caraïbes, ce ne sont pas des coins paradisiaques perdues. Certains coins sont ultra touristiques et équipés en conséquences.  Ce n'est pas ce qu'on préfère, loin de là. Mais, parfois, pour pouvoir réparer une pièce du bateau ou autre, on n'a pas d'autre choix que de se rendre dans un coin très fréquenté, car le plus souvent, il est aussi très pourvu en services en tout genre.

La mer des Caraïbes, ce ne sont pas des coins paradisiaques perdues. Certains coins sont ultra touristiques et équipés en conséquences. Ce n’est pas ce qu’on préfère, loin de là. Mais, parfois, pour pouvoir réparer une pièce du bateau ou autre, on n’a pas d’autre choix que de se rendre dans un coin très fréquenté, car le plus souvent, il est aussi très pourvu en services en tout genre.

Nous sommes à présent remontés au nord de Sainte Lucie pour faire réparer le pilote automatique qui nous fait des caprices. C’est le dernier endroit où il nous sera possible de faire de telles réparations… Nous sommes donc à Rodney Bay, une station balnéaire bourrée de touristes et qui constitue aussi une halte technique pour les bateaux de tourisme, charters et autres navigateurs.  C’est là que nous trouvons la pièce défaillante de notre pilote automatique.

 



La première bougie de Tabea, un bébé sur voilier
27 septembre, 2015, 1:34
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Dix mois déjà que nous sommes partis. Dix mois à arpenter la mer des Caraïbes en long et en large. Mais dix mois ne représentent rien quand on navigue et que l’on profite de tous les instants. Car en voyage, la notion de temps n’existe pas. Parfois, nous ne savons d’ailleurs même plus quel jour nous sommes. Il est pourtant des événements qui, parfois, nous rappellent que le grand sablier ne s’arrête pas…  Le premier anniversaire de Tabea fait partie de ceux là. Notre petite dernière affichait  à peine 2 mois lorsqu’elle est montée pour la première fois à bord de Pile Poil pour un long voyage.  Et elle vient de souffler sa première bougie. Déjà. On la voit encore si petite, si calme, cherchant le sein lorsque la faim la tenaillait. On a l »impression que c’était hier…

Aujourd’hui, elle chante, elle se tient debout, elle fait ses premiers pas (vaille que vaille), elle a un sens aigu de l’équilibre, elle grimpe partout, elle se fait comprendre… Ben oui, c’est normal, elle a un an. Déjà.  Nous n’avons pas vu le temps filer. Mais non de dieu, on a profité de tous les instants. Et nous l’avons vu grandir…  Et son premier anniversaire, elle l’a dignement fêté dans un cadre hors du commun….

Tabea n'avait que 2 mois lorsqu'elle a embarqué...

Tabea n’avait que 2 mois lorsqu’elle a embarqué…

Aujourd'hui, elle a bien grandi et profites à fond de tous ces instants passés en famille. Comme ici, lors d'un "bain" improvisé sous une pluie tropicale diluvienne...

Aujourd’hui, elle a bien grandi et profites à fond de tous ces instants passés en famille. Comme ici, lors d’un « bain » improvisé sous une pluie tropicale diluvienne…

Et hop, la première bougie.... Un an déjà, dont 10 mois sur un voilier.

Et hop, la première bougie…. Un an déjà, dont 10 mois sur un voilier.

Il n’en demeure pas moins que si naviguer avec ses enfants, et plus particulièrement encore avec un bébé, constitue une expérience formidable, cela ne signifie nullement que ce soit facile tous les jours. Mais on en parlera dans un autre article…



Un jour, au milieu d’un ancien volcan sur Sainte Lucie…
24 septembre, 2015, 22:11
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C’est une forte odeur d’oeuf pourri qui nous prend aux nez lorsque nous arrivons dans un vaste espace rocailleux encerclé par une forêt dont la lisière n’est autre que des arbres aux branches calcinées, des buissons brûlés et de l’herbe  brunie par la chaleur. Au milieu, le furoncle rocailleux crache d’épais volutes de fumée. C’est de là que vient l’odeur? « Oui, c’est le sulfure d’hydrogène qui s’échappe dans l’air qui est responsable de cette odeur, nous lance le guide. « Mais c’est bon pour les sinusites », poursuit-elle avec un large sourire…

Sous l'île de Sainte Lucie, l'activité volcanique reste bien présente. Comme bien des îles de la mer des Caraïbes.

Sous l’île de Sainte Lucie, l’activité volcanique reste bien présente. Comme bien des îles de la mer des Caraïbes.

Nous sommes aujourd’hui dans les restes de ce qui était un volcan, celui de la Soufrière, perché au dessus de la ville du même nom.  Mais si le volcan s’est effondré depuis longtemps, l’activité volcanique reste visiblement bien présente sous la terre, à environ 2 kilomètres sous la croûte terrestre. Le volcan est d’ailleurs toujours qualifié de « dormant » même si la dernière éruption date de la fin du 18e siècle.  Dans des gros trous, on aperçoit de l’eau noire en ébullition dégageant de la vapeur d’eau.  » L’eau est à 100 degrés et la vapeur affiche une température de 172 degrés »commente la guide.

Un petit bout des 12 km2 de ce qui fut un volcan.  Mais qui est toujours dans un état "dormant".

Un petit bout des 12 km2 de ce qui fut un volcan. Mais qui est toujours dans un état « dormant ».

Pas question de s’approcher du grand espace rocailleux de 12 km2, agglomérat boursouflé de soufre, basalte et autre pierre ponce au travers duquel serpentent plusieurs filets d’eau bouillante qui, parfois, peut être vomie de la roche sous forme de gros geysers.  » Avant, et accompagné d’un guide, on pouvait s’approcher des sources bouillantes et y faire cuire des patates, raconte la guide. Mais depuis que le sol s’est affaissé sous les pied d’un guide qui se trouvait là avec 7 touristes allemands, avec de sérieuses brûlures à la clé, on a préféré ne plus courir aucun risque. Aujourd’hui, seuls les scientifiques peuvent s’y rendre… »

On évolue dans des paysages toujours époustouflants...

On évolue dans des paysages toujours époustouflants…

Instructif et surtout impressionnant… Après une courte ballade sur un chemin bien balisé, la guide nous envoie seuls dans un musée pour y visionner un film sur l’histoire de la Soufrière de Sainte Lucie. Bon, il y avait bien un film de 5 minutes et il était aussi possible de le voir en français. La responsable du centre s’est bien escrimée à trouver le film en français pendant au moins 15 minutes avant d’appeler trois collègues à la rescousse, mais en vain… Nous aurons finalement droit à la version anglaise sous-titrée en allemand. Pas bien grave, on a quand même compris.

Les Sulfur Springs, on a bien  aimé. L'eau est naturellement chauffée (31 degrés environ) par l'activité volcanique.

Les Sulfur Springs, on a bien aimé. L’eau est naturellement chauffée (31 degrés environ) par l’activité volcanique.

Au terme de la promenade, nous arrivons au Sulfur Springs, une cascade d’eau tiède qui coule depuis l’ancien sommet du volcan et au pied de laquelle des petits bains ont été aménagés. On y  a pris bien du plaisir à se baigner dans ces bains chauds où nous avons par ailleurs rencontrés des jeunes locaux très sympas.  Seuls, comme ça au milieu de la  brousse, en train de prendre un bain chaud. C’était sans compter sur une horde de touristes américains équipés d’un même essuie de bain bleu (sans doute d’un hôtel) accompagné d’un guide remonté aux amphétamines et un rien stressé.  Ils étaient une bonne vingtaine et sont restés, disons … 15 minutes. Le temps que chacun aille à tour de rôle sous la chute d’eau pour une photo avant de faire trempette 45 secondes. Après quoi, ils sont partis au pas de course, comme ils sont arrivés. Pfiouu…  Il semble que les Américains raffolent de Sainte Lucie. On nous a d’ailleurs dit qu’un hôtel de luxe à 1500 dollars la nuit allait bientôt ouvrir dans le coin à leur intention.

Les enfants sous la cascade...

Les enfants sous la cascade…

Une jolie plante dont ne connait pas le nom....

Une jolie plante dont ne connait pas le nom….

Soufriere Bay, où nous nous trouvons actuellement

Soufriere Bay, où nous nous trouvons actuellement.

Le repas du soir, un bon gros thon fraîchement pêché.

Le repas du soir, un bon gros thon fraîchement pêché.

Chaque matin, nos tyeux

Chaque matin, nos yeux tombent là, et on se dit que « Nom de dieu, on a de la chance… »

 

 

 

 

 



Sous les Pitons de la Soufrière
22 septembre, 2015, 16:10
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Les pitons de Sainte Lucie, un cadre grandiose où nous resterons quelques jours

Les pitons de Sainte Lucie, un cadre grandiose où nous resterons quelques jours

Les conditions météo sont, il faut le dire, très calmes. Le vent doit approcher les 4 noeuds (7 km/h) avec parfois des rafales dantesques à 9 noeuds (16 km/h).  Du coup, sans ventilation, on évolue sous une chaleur un poil écrasante. Ce matin, à 9 heures, le thermomètre affichait déjà un bon 33 degrés. Bref, il fait suant.

Quant à la navigation, on oublie les voiles et c’est au doux son mélodieux du moteur que nous progressons sur une mer d’huile. Heureusement, les navigations sont très courtes..  On ne va pas se plaindre : aujourd’hui, nous sommes au coeur du parc naturel des Deux Pitons, emblème de l’île de Sainte Lucie, qui fait partie du patrimoine mondial naturel de l’humanité…  On peut dire le dire: le paysage est grandiose et la rétine en prend plein la gu …  Avec ça, nous avons la chance de nous trouver pile au pied du grand piton, un aiguille volcanique qui nous surplombe de ses 770 mètres.  Et nous sommes tout seuls. Les eaux plongent à 40 mètres de profondeur sous le bateau alors que nous sommes à 50 mètres de la berge où les eaux sont translucides. Interdiction formelle de jeter l’ancre ici et on doit s’amarrer à des bouées disposées ça et là.  Pas question de déroger à la règle, des rangers circulent et veillent… Et en cas d’entorse, crac dedans, c’est l’amende (salée).

Nous sommes à une bonne cinquantaine de mètres du pied du grand piton. Il n'y a personne d'autre excepté deux ou trois pêcheurs de passage.

Nous sommes à une bonne cinquantaine de mètres du pied du grand piton. Il n’y a personne d’autre excepté deux ou trois pêcheurs de passage.

Cela dit, si le cadre y est grandiose, tout n’y est pas parfaitement rose non plus. Nous nous étions d’abord mis à une bouée près de la ville de pêcheurs de Soufrière Bay, mais la très grande vitesse à laquelle passaient les bateaux de pêche et autres juste à côté de nous nous faisait tout de même craindre pour la sécurité des enfants qui barbotent dans l’eau, sans oublier que cela générait une petite houle passagère mais bien emmerdante…  Ce sont donc des rangers qui nous ont proposés une autre bouée, au pied du grand Piton.  Et là, c’est le bonheur…

La grande aiguille volcanique nous surplombe de ses 770 mètres de haut.

La grande aiguille volcanique nous surplombe de ses 770 mètres de haut.

Nous sommes seuls, excepté quelques pêcheurs de passage qui viennent lancer leur filet en début de matinée.

Nous sommes seuls, excepté quelques pêcheurs de passage qui viennent lancer leur filet en début de matinée.

Nous nous étions d'abord rendus près de Soufrière, mais la grand vitesse des bateaux qui nous frôlaient nous ont incités à changer de place.

Nous nous étions d’abord rendus près de Soufrière, mais la grand vitesse des bateaux qui nous frôlaient nous ont incités à changer de place.

Les falaises bordant la mer sont truffées de petites grottes.

Les falaises bordant la mer sont truffées de petites grottes.

"Ouaiiiis, on va voir la grotte !! Il y a un trésor de pirates !!"

« Ouaiiiis, on va voir la grotte !! Il y a un trésor de pirates !! »

 

Et hop, c'est parti !  Les gosses à la barre...

Et hop, c’est parti ! Les gosses se mutinent et prennent la barre du  navire…

Faut bien regarder... On distingue les hauts reliefs de l'île de Saint Vincent, notre prochaine escale. Enfin, pas tout de suite, on va d'abord profiter de Sainte Lucie...

Faut bien regarder… On distingue les hauts reliefs de l’île de Saint Vincent, notre prochaine escale. Enfin, pas tout de suite, on va d’abord profiter de Sainte Lucie…



Greg et sa petite jungle flottante (même si on sait pas trop comment…)
16 septembre, 2015, 14:56
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Ca ressemble à tout, sauf à une petite embarcation...

Ca ressemble à tout, sauf à une petite embarcation. Et pourtant…

On ne sait pas trop bien comment flotte la petite barque… Croulant sous une superstructure faite de bric et de broc, c’est d’ailleurs à peine si on voit encore la coque qui ne doit pas dépasser les 3 mètres pour un mètre de large à peine. On voit bien des planches clouées n’importe comment, des toiles, des cordes, des drapeaux – dont certains complètement déchirés- flottent vaille que vaille au vent et, surtout,  des plantes et même carrément des arbustes recouvrant la frêle embarcation.

Et hop, surgissant entre les feuilles: Greg, tout sourire et pas avare de conseils en matière de cuisine. Il vend des fruits, légumes et autres épices. Son navire est son moyen de travail. Et il flotte.

Et hop, surgissant entre les feuilles: Greg, tout sourire et pas avare de conseils en matière de cuisine. Il vend des fruits, légumes et autres épices. Son navire est son moyen de travail. Et il flotte.

On y voit un manguier, un arbre à goyave, un arbre à fruits de la passion, des patates douces, des plantes aromatiques, des épices et bien d’autres encore, le tout étant bel et bien planté dans des pots et autres bacs bricolés…  Au milieu de tout ce fatras flottant: le capitaine du bord : Greg. Un Saint Lucien qui surgit de sa petite brousse flottante avec un grand sourire  et qui explique qu’il déambule auprès des navigateurs pour vendre des fruits, légumes et autres épices avec sa barque pour le moins originale. Et si on peut douter de la flottabilité de son embarcation, sachez qu’elle tient parfaitement le coup puisqu’elle navigue (en eaux calmes..) depuis des années.

Quant aux tarifs pratiqués par Greg, ils sont modestes. Nous avons ainsi embarqués une dizaine de fruits de la passion, cinq énormes mangues, une dizaine de  citrons, des bananes, une noix de coco, une plante de basilic et un fruit de cacao pour quelques euros. Un gars étonnant, unique en son genre. Son embarcation est d’ailleurs unique, il faut le dire, dans les Caraïbes.



Des orages, du vent, du calme, des vagues, de la pluie… Une navigation avec « un peu de tout » jusque Sainte-Lucie.
15 septembre, 2015, 2:11
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Nous sommes donc bien arrivés à Sainte Lucie, avec des conditions qui ont été un mélange de : vent, peu de vent, beaucoup de vent, vagues, pas de vagues, grosses vagues, pluie, pas de pluie, beaucoup de pluie, pluie diluvienne, calmes plats (si, si) orages déments avec éclairs et foudre. A 600 mètres de Sainte Lucie, l’île était totalement invisible tellement il pleuvait… Tout ça en 7 heures de navigation. Heureusement, ça s’est calmé.

En approche de Sainte Lucie, qu'on aperçoit ici à environ un mille (deux kilomètres).  Il vente beaucoup, il pleut énormément, mais la mer reste relativement calme, heureusement...

En approche de Sainte Lucie, qu’on aperçoit ici à environ un mille (deux kilomètres). Il vente beaucoup, il pleut énormément, mais la mer reste relativement calme, heureusement…

Le même endroit, mais cinq minutes plus tard...

Le même endroit, mais cinq minutes plus tard…

"Youpee,.. Et on va où maintenant?"

« Youpee,.. Et on va où maintenant? »

Bien protégé dans le fond du cockpit, Jan surveille Tabea.  Bien qu'il pleuvait des cordes, le bateau n'était pas malmené.

Bien protégé dans le fond du cockpit, Jan surveille Tabea. Bien qu’il pleuvait des cordes, le bateau n’était pas malmené.

Le plus impressionnant, c’était l’orage (enfin, 2, on en a eu 2, bien gros, avec un ciel noir qui barre l’horizon et impossible de discerner le ciel de la mer).  A un moment, alors qu’on dégouline de partout tellement il pleut, un éclair tombe près du bateau, suivi d’un  méga coup de tonnerre quasi instantané. Ouie ouie ouie, il n’est pas passé loin celui là…  Et dire qu’il y en a qui pensent qu’on s’amuse…



A l’assaut des fonds marins, en attendant la dépression tropicale Grace
9 septembre, 2015, 17:51
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Voici une bonne grosse semaine, nous avions eu droit à la colère de la tempête Erika et sa houle qui nous avait bien secoués. Aujourd’hui, c’est au tour de la tempête tropicale Grace de pointer le bout de son nez… Les effets seront heureusement moins désagréables puisqu’elle s’affaiblit à l’approche des Antilles. Ouf.  Il n’empêche, on préfère attendre qu’elle soit passée pour poursuivre notre route vers le sud.

Jan enfile le nouveau matériel de plongée avant d'aller explorer les fonds près du bateau.

Jan enfile le nouveau matériel de plongée avant d’aller explorer les fonds marins près du bateau.

La tempête tropicale Grace, elle,, poursuit sa route tout en s'affaiblissant. Aujourd'hui, elle n'était plus "que" une dépression tropicale.

La tempête tropicale Grace, elle,, poursuit sa route tout en s’affaiblissant. Aujourd’hui, elle n’était plus « que » une dépression tropicale.

Dans l’intervalle, on s’occupe. Nous avons ainsi trouvé du matériel de plongée d’occasion, pour Jan et Ragda. Le capitaine a fait des petits bonds de joie: enfin, il pourra sortir régulièrement son matériel de plongée logé dans le fond des coffres pour aller explorer les fonds marins accompagné (plonger seul n’est pas du tout, mais alors pas du tout recommandé).

Comme prévu, tester le matériel à peine arrivés à bord a été une obligation… Après avoir mis la pression…  gentiment demandé au capitaine pour plonger au moins une quinzaine de minutes, tout le monde s’est mis à l’eau. Tout excité, Jan a été  le premier à enfiler le matériel de plongée pour aller un peu voir ce qui se passait sous le bateau. A 7 mètres de profondeur, il a ainsi repéré des murènes, une langouste, une pieuvre, deux poissons lions, des carangues bleues et un tas d’autres trucs dont on a oublié les noms… Dire qu’il était dans un état d’extase profonde à la sortie est un euphémisme.

Après 15 minutes, c’est au tour de Ragda d’enfiler gilet, bloc et tout le tralala pour aller explorer les fonds marins avec le capitaine (Jan surveillait Tabea…).  Verdict après une dizaine de minutes : « Haaa, c’est trop bien! » , lance-t-elle dans un état de transe quasi mystique.

On recommencera donc.

Nous sommes allés saluer Gildas, rencontré voici 3 ans en Martinique. Là, il est ancré dans une jolie anse, seul. Ses deux filles et son petit fils de 3 mois et demi  sont venus le rejoindre de France.

Nous sommes allés saluer Gildas, rencontré voici 3 ans en Martinique. Là, il est ancré dans une jolie anse, seul. Ses deux filles et son petit fils de 3 mois et demi sont venus le rejoindre de France.

Les enfants en ont profité pour plonger (ils ne s'en lassent décidément jamais...) dans les eaux à 29 ou 30 degrés.

Les enfants en ont profité pour plonger (ils ne s’en lassent décidément jamais…) dans les eaux à 29 ou 30 degrés.

Gildas vit en Martinique. Plus pour longtemps puisqu'il envisage de se rendre dans le Pacifique à la fin de l'année.

Gildas vit en Martinique. Plus pour longtemps puisqu’il envisage de se rendre dans le Pacifique à la fin de l’année.

 



Un poisson lion au menu du soir …
4 septembre, 2015, 18:10
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La pêche en voyage, cela fait aussi partie du quotidien. Pour certains, c’est même là l’unique source de viande. Il est vrai que la viande ici est relativement chère (excepté le poulet ou les groins de cochons vendus en seaux de 5 litres, slurp !) et reste d’une qualité franchement moyenne. Reste donc le poulet (le boucané est excellent) et le poisson qui offre d’infinies possibilités culinaires.

Un poisson lion figure au menu du repas du soir...

Un poisson lion figure au menu du repas du soir… Mais gare à ses épines venimeuses, à l’origine d’accidents plus ou moins graves.

Nous nous sommes donc offerts un joli fusil de chasse sous marine que nous avons testé pour la première fois hier. Et le capitaine a ramené un gros poisson lion. C’est un très joli poisson sous l’eau et , surtout, très venimeux si on touche aux épines de ses nageoires… Mais pas de chance pour lui, il un gros point faible:  il est aussi réputé excellent dans l’assiette.

Un poisson lion et deux pagres après une séance de pêche avec l’ami Gildas (qui a également attrapé une murène et un petit barracuda), voilà donc le repas du soir … Et le poisson lion était, de fait, sublime. D’ailleurs là, on y retourne…

Et avec ça, il ne faut pas se forcer beaucoup. Les poissons lions ne manquent pas ici, il suffit de chercher un peu sous les rochers, dans les anfractuosités, au pied de grosses éponges, etc.

Ensuite, on n’a guère de scrupules à le chasser pour s’en nourrir, car ce faisant, on rend également service à l’environnement. Car en effet, le poisson lion n’est pas originaire des Antilles mais du Pacifique. Et oui, il s’agit d’une espèce invasive.

Introduit accidentellement en Caraïbes voici plusieurs années, le poisson lion s’y développe très rapidement car il n’a aucun prédateur. Quant on sait que le bestiau pond environ 30000 oeufs tous les … 4 jours (!), qu’il est un carnivore très vorace et qu’il présente de grandes capacités d’adaptation, on comprend qu’il cause de gros dommages dans les herbiers et les récifs coraliens, entre autres.

Certaines îles mettent d’ailleurs en place d’intensives campagnes de lutte contre le poisson lion. Au Honduras, on tente même « d’éduquer » des requins à avaler goulûment des poissons lions…

Enfin, on s’est également acheté du nouveau matériel de pêche à la traîne, histoire de prendre quelques belles grosses dorades coryphènes en navigation et, pourquoi pas, du barracuda ou du thazard…

Notre petit moteur hors-bord, lui, n’est toujours pas réparé… On patiente donc.


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